Processus électoral : L’opposition exige la dissolution d’Elecam PDF Imprimer Envoyer
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Par Hervé B.Endong, LNE   
Lundi, 12 Avril 2010 12:00

Le Sdf et une quinzaine d’autres partis politiques et organisations de la société civile ont tonné samedi 10 avril, à Douala.


C’était au cours d’une réunion de concertation pourtant sur le thème : « Les institutions démocratiques au Cameroun : le cas Elecam ». Organisée par le Social Democratic Front (Sdf) de John Fru Ndi, cette concertation a regroupé autour d’une même table une quinzaine d’autres partis politiques et associations de la société civile ayant pignon sur rue. Entre autres, le Manidem, le Mp, l’Upc, l’Udc, l’Ubsu, Cameroun O bosso.

 

L’objectif visé par le Sdf est d’unifier les forces afin de batailler ensemble pour obtenir du pouvoir un organe indépendant pour l’organisation et la gestion des élections. Du genre de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), d’après la moitié des orateurs. Le Sdf qui, depuis la création d’Elections Cameroon, n’a cessé de monter au créneau pour fustiger cet organe et ses textes subséquents a compris qu’une action en solitaire pourrait s’avérer inopérante.

 

C’est pourquoi Josuah N. Osih, le deuxième vice président du Sdf, a axé une bonne partie de son intervention sur la mobilisation de l’opposition, au regard de la gravité du problème. Morceaux choisis. « Nous devons nous mettre ensemble. Nous devons sacrifier nos différents égos. Nous ne devons plus nous accrocher ou être à la remorque de ce qui nous a désunis hier. (…) Rassemblons nous et consacrons toute notre énergie autour de ce qui nous unit ».

 

Cet appel ne tombe pas dans les oreilles des sourds. Puisque tous les leaders politiques présents ainsi que les représentants de la société civile, après quelques réactions assez critiques et parfois excessives même, décident de s’allier au Sdf dans le cadre de ce combat. Et non celui de prôner une candidature unique. Car, dans la salle, en dehors du combattant Mboua Massock qui dit aller à l’élection de 2011 « avec ou sans Elecam », ils sont nombreux qui prônent la multiplicité des candidatures.

 

Cette adhésion est matérialisée par la signature de quelques résolutions qui contiennent des exigences fortes comme l’annulation de toutes les lois portant création et organisation d’Elecam, mieux la dissolution de cette structure. « Aucune élection crédible ne peut être organisée par Elecam dans sa configuration actuelle », écrivent les leaders d’opposition dans leur mouture.

 

Deux choses fâchent les partis d’opposition en Elecam, d’après Amadou Mongwat, conseiller municipal de l’Udc à Douala II. La condition financière de l’organe et la composition des membres. «Nous ne voulons pas que ce soit un ministère qui finance cet organe », dit-il sur le premier point. « Dans la composition des membres, il y a un préjugé favorable sur la neutralité des ex-membres du Rdpc », renchérit-il sur le second point.


Invité à cette concertation, Stéphane Akoa, chercheur en géopolitique, a essayé de canaliser les actions de lutte de cette nouvelle coalition, en prônant l’idée « d’argument contre argument », et non de « violence ou de force ».
 
Article La Nouvelle Expression
 

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Mise à jour le Lundi, 12 Avril 2010 18:08
 
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