Afrique Centrale: Les commissions électorales en quête d’expérience PDF Imprimer Envoyer
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Par Carole Prudence Tientcheu   
Mercredi, 07 Juillet 2010 13:01

Des membres des commissions électorales de 17 pays d’Afrique Centrale et des Grands Lacs prennent part depuis mardi à Yaoundé à un séminaire de formation sur la gestion du processus électoral. En bonne place le président d’Elecam Fonkam Azu’u.

 

Le processus électoral doit être quelque chose de très paisible pour garantir le choix des électeurs. C’est sur ce socle que repose le séminaire de formations d’institutions électorales d’Afrique Centrale et de la Région des Grands Lacs qui s’est ouvert ce mardi à Yaoundé.


Il est organisé par le Centre des Nations Unies pour les Droits de l’Homme et la Démocratie en Afrique Centrale (Cnudhd-Ac) en partenariat avec Elections Cameroun (Elecam) et le secrétariat exécutif de la Conférence Internationale pour la Région des Grands Lacs.


Pendant trois jours, une trentaine de participants appartenant aux commissions électorales de 17 pays parmi lesquels le Cameroun prend une part active a ces travaux. Ils seront sensibilisés aux instruments et mécanismes juridiques régionaux et internationaux de gestion des élections. Il s’agira également de renforcer leurs rôles dans la promotion et la protection des droits de l’homme.


Pour la représentante régionale du Cnudhd-Ac Maarit Kohonen Sheriff, il est question de défendre les droits des minorités, des malades et aussi des femmes qui n’ont pas toujours accès à l’information.


Présidentielle de 2011


L’existence d’instruments démocratique comme le droit de vote, l’accès à l’information et celui de se présenter comme candidat à une élection, sont des facteurs déterminants qui ont décidés les organisateurs de ce séminaire à porter leur choix sur le Cameroun. Maarit Kohonen Sheriff ajoute que « on voulait d’une manière ou d’une autre soutenir Elecam qui s’apprête à superviser les élections de 2011 ».


Fonkam Azu’u président d’Elections Cameroun parle plutôt d’un processus de continuité dans la formation de son personnel « nous avons des représentants au niveau national, régional, départemental et même communal. Notre but a toujours été comme nous l’a prescrit le vice-premier ministre, le renforcement des capacités. Raison pour laquelle nous travaillons avec les autres commissions pour échanger nos expériences ».


Un autre séminaire de formation qui vient s’ajouter à bien d’autres. On se souvient que le dernier en date, a été organisé par le Programme des Nations Unies pour le Développement le 22 février 2010 à Douala, sur les techniques visant à assurer une bonne tenue électorale au Cameroun.


Un changement d’expériences que Nang Eyi Pierre Claver de la Commission électorale nationale autonome et permanente de Libreville(Cenap), compte illustrer devant tous les séminaristes « nous allons partager avec les autres pays ce que nous avons mis en pratique depuis 2006. Nous avons déjà eu à coordonner les élections législative, sénatoriale et présidentielle. Il nous faut donc faire une rétrospective pour essayer de voir ce qui a été fait jusqu’ici et ce qui reste à faire ».


Dans tous les cas, les problèmes ne manquent pas et c’est le représentant du secrétariat exécutif de la Conférence Internationale pour la Région des Grands Lacs Sila Sinyagaya de conclure « En processus électoral, la violation des droits de l’homme est endémique dans la région des grands lacs ».

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