Présidentielles 2011 : La paranoïa gagne les partis PDF Imprimer Envoyer
Note des utilisateurs: / 1
MauvaisTrès bien 
Par Charles Tchagnéno   
Vendredi, 05 Août 2011 17:03
Alors qu’aucune précision, en termes de date, n’est encore donnée sur les prochaines échéances électorales, la fièvre semble montée d’un cran chez les principaux protagonistes, mêlant suspicions de tout genre.

Même si le temps politique paraît avoir suspendu son vol au Cameroun, comme le remarque un confrère de Jeune Afrique, et que les grosses pointures de la scène politique camerounaise tardent à annoncer leur candidature, la fièvre de la campagne présidentielle commence à se percevoir dans les médias.

 

Conférences de presse, sorties médiatiques des acteurs politiques, communiqués de presses, meetings, achalandage des sites web, … Tout est fait par les acteurs politiques et leur parti pour accrocher l’attention. Avec pour thème majeur, l’élection présidentielle d’octobre 2011. Et les médias sont de plus en plus sollicités pour la cause.

 

Pas un jour ne s’écoule sans qu’un article de presse, une émission de radio ou de télévision ne rende compte d’une action ou d’un évènement politique en faveur d’un tel candidat (déclaré ou non).

 

Cet emballement médiatique s’accompagne de suspicions de toute sorte. Aucune action n’échappe à la traditionnelle accusation de manœuvre sibylline d’un tel ennemi politique plus ou moins « tapis dans l’ombre ». Rien n’est anodin. Tout a une explication politique, à mesure que le temps supposé de l’échéance approche.

 

Paranoïa

 

Tenez. En juillet dernier, apprend-on, le site web du Parti des démocrates camerounais (PDC) de Louis Tobie Mbida, est piraté à deux reprises en moins de deux semaines. Un responsable de la cellule de communication du parti, Alexandre Manga Zoa, monte au créneau et indexe, de façon ouverte le parti au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) qu’il accuse d’être déloyal. « Après la suspension de Twitter au Cameroun, le site web de Louis Tobie Mbida est une véritable gangrène pour le pouvoir », affirme-t-il dans une correspondance publié sur camer.be, avant de mettre en garde l’opinion camerounaise et internationale « sur les risques d’embrasement que pourrait connaître le Cameroun ».

Une attitude victimaire de plus en plus observée chez les cadres des partis d’opposition qui, dans les médias, s’activent plus à vilipender le régime Rdpc, qu’à présenter et à défendre leur programme politique devant le peuple camerounais dont ils sollicitent les suffrages.

 

Au Rdpc, pourtant, les sons ne sont pas très différents. Avantagés par les acquis du pouvoir, les cadres ici n’en font pas plus. On concentre plus d’énergie à dénoncer « les ennemis du développement » et à répondre aux critiques, même les plus lointaines, qu’on a tôt fait de ranger dans l’ordre des « attaques contre le parti et son chef. » Un chef que les militants appellent encore, à coup de tapage à travers les médias d’Etat, à présenter sa candidature.

 

Reléguant en arrière plan des préoccupations de la masse de camerounais épris de paix et de meilleures conditions d’existence dans un environnement politique qui ne leur semble plus le leur. Du moins si on se réfère à la timidité avec laquelle ils vont s’inscrire sur les listes électorales, à moins de trois mois des élections présidentielles ; malgré toutes les dispositions prises par le gouvernement et Elecam pour faciliter les inscriptions.

 

A cette allure, on peut bien s’attendre à des campagnes électorales bien chaudes, lorsque le temps va se préciser et que le corps électoral sera convoqué. Surtout qu’il y a peu de surprise à attendre du côté des candidatures.

Commentaires (2)
  • Bomda
    belles analyses

    y a lieu de craindre que tout ceci n'active le repli identitaire et nous
    conduise au bord du conflit inter ethnique au lendemain des élections
  • Michel Tessoh  - Observation juste
    Le comportement des partis de l'opposition ne devrait surprendre personne. C'est
    le système qui leur impose cette façon de faire de la politique. En fait, si on
    peut encore parler d'une véritable scène politique au Cameroun !
Ecrire un commentaire
Vos détails de compte:
Commentaire:
[b] [i] [u] [url] [quote] [code] [img]   
:D:):(:0:shock::confused:8):lol::x:P:oops::cry:
:evil::twisted::roll::wink::!::?::idea::arrow:
Security
Saisissez le code que vous voyez.

Bookmark with:

Deli.cio.us    Digg    reddit    Facebook    StumbleUpon    Newsvine
Mise à jour le Samedi, 06 Août 2011 15:44
 
  • Les plus récentes
  • Les plus lues
  • Les plus commentées