Afrique : Elève soumis ou partenaire de la France ? PDF Imprimer Envoyer
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Par Carole Prudence Tientcheu (stagiaire)   
Vendredi, 04 Juin 2010 11:09

La question divise les africains.

 


Après le 25ème forum Afrique-France à Nice, le « club de la pensée » de Pauline Biyong a organisé une conférence ce jeudi au centre commercial de la cité verte sous le thème : « France-Afrique toujours en question ».
Philosophes, ingénieurs, journalistes, hommes d’affaires et écrivains, tous étaient là pour donner chacun son point de vue sur la thématique.


Il a fallu pour Sindjoum Pokam professeur de philosophie d’entrer en profondeur dans le concept historique des relations France- Afrique, pour démontrer le côté esclavagiste de cette relation. Il s’est notamment appuyé sur le philosophe Hegel qui avait définit les rapports entre Europe et Afrique comme ceux du maître et de l’esclave. Une vision codifiée par le France dans ce qu’on a appelé le « code noir ». La traite négrière, la colonisation et le partage de l’Afrique sont des exemples qui ont été relevés pour illustrer ces propos.


Alors comment entrevoir ce 25ème rassemblement de Nice. Le pasteur et professeur de philosophie Biyong juge que « cette nouvelle relation avec les africains se veut plus franche ». Il ajoute même que dans ce cas précis le paternalisme est mis de côté.


Ce qui n’a pas échappé à plus d’une personne, c’est le tête à tête de Nicolas Sarkozy accordé aux présidents anglophones. Les penseurs du « club de la pensée » divisés sur la question voient en ces entretiens une autre forme de colonisation pour les uns et un partenariat gagnant- gagnant pour les autres.


Alors que faire pour ne plus dépendre de ce pays qu’est la France en tant que « élève soumis » mais en partenaire. Faut-il forcément faire comme Toussaint Louverture de la révolution du « code noir » moderne, ou comme Oum Nyobè du Cameroun ? Le président de la Ligue Camerounaise des Droits de l’Homme pense que ça vaut le coup si sa peut changer quelque chose. Et le professeur Sindjoun de rappeler que les grandes révolutions passent par les jeunes.


Une question fondamentale s’est posée. Si nous voulons sortir de l’emprise Française il nous faut rompre. Mais sommes-nous prêt ? Sismondy Barlev B. Journaliste d’ajouter « somme nous prêt à être sevré de l’apport extérieur ? ». Marc Orel Mfoumou de répondre en disant que « l’Afrique est une fille belle qui a beaucoup de prétendants ». Selon lui la seule présence de la Chine, de la Turquie et bien d’autres démontre à la France qu’elle n’a plus à faire à la colonie d’hier mais aux pays conscient de la place qu’ils occupent désormais dans le concert des nations.
 

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