Retour de Pius Njawé au bercail: Forte émotion à l'aéroport de Douala PDF Imprimer Envoyer
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Par Blaise-Pascal Dassié, Le Messager   
Mercredi, 04 Août 2010 12:59

Une foule nombreuse est allé accueillir hier à Doaula, la dépouille de Pius Njawé

 

Cris, bousculades, pleurs. L’arrivée, en provenance de Washington aux Etats-Unis, hier mardi 3 août 2010, de la dépouille du défunt directeur de publication et fondateur du journal Le Messager, au fret de l’aéroport international de Douala, était un moment d’une grande intensité émotive.


Famille, collaborateurs, confrères, amis et sympathisants, chacun, dans cette foule immense voulait vivre de visu, l’événement à la fois attendu et redouté.


La marée humaine qui s’y est donnée rendez-vous pour accueillir le corps du président de Free Media Group décédé le 12 juillet 2010 des suites d’un accident de la circulation au pays de Barack Obama, témoignait de la dimension de l’illustre disparu.


Vêtus pour la plupart de noir, hommes, femmes et enfants tenaient particulièrement à «être des témoins du retour de Pius Njawe».


Dans une foule compacte qui portait le deuil, on pouvait apercevoir ses collègues directeurs de publication, des confrères, des ex-collaborateurs, Alex ou ses anciens compagnons tel Abodel Karimou «venus accueillir la dépouille d’un camarade».


A côté de ce beau monde, des dizaines d’illustres inconnus parmi les amis et connaissances et fidèles lecteurs du Messager semblaient tout aussi inconsolables.


Comme le personnel du Messager, tous se sentaient un peu orphelins de ce départ subit. Les yeux en larmes et la mine triste, les collaborateurs de Pius N. Njawe qui s’accrochaient désespérément à un éventuel cauchemar pour refuser de regarder les choses en face ont finalement dû se rendre à l’évidence en acceptant l’implacable vérité : Pius Njawe est bel et bien mort.


Longue marche vers l’éternité


A 18 h 35’ lorsque le vol Swiss international transportant dans sa soute, le corps sans vie de Pius N. Njawe se pose sur le tarmac de l’aéroport international de Douala, c’est l’hystérie collecvtive : pleurs et lamentations fusent de partout.
Sur les visages, la douleur est totale.

« Le combattant vient d’atterrir » lance un membre de la corporation. Dans ce champ de lamentations, la chorale de la mission du Plein évangile « les chérubins de gloire » de l’assemblée de la Cité des palmiers à Douala, chante des cantiques d’adoration.


Presque débordées, les forces de l’ordre tentent de faire faire face à la marée humaine, chacun voulant absolument s’approcher du coffret dans lequel le cercueil transportant la dépouille du directeur de publication du Messager a été placé.


Et se convaincre de l’effectivité du décès du pionnier de la liberté de la presse au Cameroun. Après quelques formalités d’usage, le cortège funèbre s’est finalement ébranlé vers l’hôpital Général de Douala où est prévue, jeudi 5 août à 10 h la levée de corps.

La longue marche vers l’éternité vient de commencer pour Miaffeu Kwenkam III.
 

 

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