Cameroun : Amnesty International veut voir clair dans « l’affaire Bibi Ngota » PDF Imprimer Envoyer
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Par Doulaye   
Mercredi, 04 Août 2010 15:39

 L’organisation a dépêché deux de ses membres au Cameroun pour enquêter également sur la situation des prisonniers politiques et des personnes incarcérées dans le cadre de la lutte contre la corruption.

 

 Décidemment, l’épisode de « l’affaire Bibi Ngota » ne connaitra pas de répit ; du moins pas avant la publication de l’enquête judiciaire prescrite par le président de la République.


Selon le quotidien Le Jour, l’Ong britannique s’entretiendra avec les pouvoirs publics d’abord et la société civile ensuite.
Le journaliste Bibi Ngota était mort en prison. Il était incarcéré suite à une infraction des droits communs pour contrefaçon de signature, des marques et d’imprimés.


La confrérie et la société civile avaient conclu que le journaliste était mort de suite de mauvais traitements, arguments balayés du revers de la main par le gouvernement. L’affaire connut un tel retentissement que des organisations internationales s’y sont intéressé de près.


Amnesty International a décidé à son tour de rencontrer les différents acteurs nationaux pour voir clair dans cette affaire. Deux de ses émissaires, Godfrey Byaruhanga et Jean Eric Nkurikiye, ne viennent pas pour critiquer, encore moins pour dénoncer mais pour « échanger », selon leurs propres termes.


On se souvient quand même que cette organisation avait rendu public en 2009 un rapport sur la situation alarmante des droits humains au Cameroun.


Elle accusait le gouvernement de violations flagrantes, telles que des « homicides et des actes de torture», sur une période de plus de dix ans.


« Si un journaliste est considéré comme trop critique à l’égard du gouvernement, il est réduit au silence », avait conclu le rapport.


C’est la toute première fois qu’elle se rend au Cameroun. Par le passé, l’organisation faisait confiance seulement aux rapports des organisations civiles camerounaises.


Mais ce ne sera visiblement pas le seul sujet qui sera abordé. Avec les autorités camerounaises, Amnesty International veut s’informer également sur le cas de l’ancien maire de Ndjombé et du chanteur Lapiro de Mbanga, tous deux emprisonnés suite aux manifestations de février 2008 contre la vie chère et la modification de la constitution visant à prolonger le mandat présidentiel.


Du côté des autorités camerounaises, on s’apprête à publier dans les prochains jours la situation des droits de l’Homme au Cameroun en 2009. Les dernières modifications et les amendements à la première mouture du document ont déjà été apportés lors d’une récente rencontre entre la société civile camerounaise, les administrations et les partenaires au développement.


A la fin de leur mission, les deux enquêteurs devraient produire un rapport sur le Cameroun. Rapport qui sera transmis au Conseil exécutif d’Amnesty International pour recommandations.

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Mise à jour le Samedi, 14 Août 2010 18:14
 
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