Affaire Bibi Ngota : L’enquête confirme la mort de suite de Sida PDF Imprimer Envoyer
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Par Jean-Marie Nkoussa.   
Mercredi, 15 Septembre 2010 10:05

Au cours du point du point de presse ce 14 septembre 2010, relatif aux causes de la mort en prison du directeur de publication de Cameroun Express, le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Justice a confirmé les propos tenu en mai 2010 par le ministre de ministre de la communication sur les causes de la mort en prison du directeur de publication de Cameroun Express.


« Mr Ngota Ngota Germain Cyrille est décédé des suites d’infections opportunistes liées au VIH/SIDA dans un contexte où le système immunitaire était complètement effondré ». Ce sont là, quelques mots d’Amadou Ali, rendant public les conclusions de l’enquête sur le décès de Bibi Ngota.


Les journalistes venus en masse à la salle de conférence du ministère de la justice n’ont pratiquement rien eu de nouveau à se mettre sur la dent. Le garde des sceaux qu’accompagné Issa Tchiroma, n’a fait que rappeler ce que tout le monde savait déjà. A savoir que le défunt homme de média avait été incarcéré le 5 mars 2010 alors qu’il était malade. Il a réitèré fermement que Bibi Ngota est décédé de « mort naturelle ».


Des responsabilités partagées


Du rapport lu par le vice premier ministre de la justice, il ressort que malgré son état de santé précaire, Bibi Ngota ne se présentait pas régulièrement de son propre chef à l’infirmerie de la prison centrale de Yaoundé. Pourtant au lendemain de sa mise en détention, Bibi Ngota avait subi des examens médicaux. Les résultats montraient qu’il souffrait de l’hypertension artérielle, de la goutte et de hernie inguinale gauche. De plus un test de dépistage du Vih/Sida a révélé sa séropositivité.


Toutefois, le rapport mentionne que Ngota Ngota Germain Cyrille avait engagé deux procédures. L’une pour être admis dans une autre cellule, car il estimait être mal logé. En effet il était enfermé dans une pièce 15 mètres carrés en compagnie de 28 autres détenus.


L’autre procédure concernait son admission dans un hôpital hors du pénitencier. Mais, Francis Ndi Ndi le médecin-chef de la prison estimait être à mesure de s’occuper convenablement de lui.


De ce rapport, on apprend tout de même que c’est à Meya Amou’ou Emmanuel, l’intendant de la maison d’arrêt des Kondengui que la mère du défunt a remis la somme de 30.000 francs, pour son changement de local resté sans suite malgré cet acte de corruption.


Quant au passage de Bibi Ngota à la Direction générale de la recherche extérieure et aux sévices qu’il aurait pu y subir, les enquêtes a rassuré Amadou Ali sont toujours en cours.

 

Rappel des faits


Pour mémoire, Ngota Ngota Cyrille alias Bibi Ngota, Harrys Mintya Meka et Serges Sabaoung avaient été arrêtés et transférés à Kondengui le 5 Mars 2010.


Ils étaient accusés de faux et usage de faux dans une affaire de contrefaçons des armories et de signatures dans des documents concernant l’acquisition du navire Rio Del Rey.


Une affaire où les noms du ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence de la République, Laurent Esso ; Adolphe Moudiki, l’administrateur directeur général de la Société Nationale des Hydrocarbures ; Antoine Bikoro Alo’o alors directeur général du Chantier naval et industriel du Cameroun ; Dayas Mounome, le patron du port Autonome de Douala et Dooh Collins ont abondamment été cités.


A ce jour, l’on est toujours sans nouvelle du 4e journaliste Hervé Nko’o Mvondo qui aurait quitté le pays. Là également les investigations se poursuivent.

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