Cavaye Yeguié Djibril : « Il n’y a pas eu d’acharnement contre Dieudonné Ambassa Zang » PDF Imprimer Envoyer
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Par Francis Sabikanda   
Mardi, 09 Novembre 2010 14:41

Le président de l’Assemblée nationale s’est prononcé hier lors de l’ouverture de la session budgétaire, sur l’affaire Dieudonné Ambassa Zang, traitant les accusations de ce dernier de fuite en avant.

Lors des deuxièmes assises de l’Union interparlementaire (Uip), tenues les 4 et 6 octobre à Genève en Suisse, la délégation camerounaise avait été interpellée par les membres de la Commission des droits de l’Homme pour apporter sa position sur les accusations portées par le député en exil.

 


Hier, le président de l’auguste chambre a donc profité pour faire aux membres du gouvernement et aux journalistes présents, le rapport de ladite audition.


On a appris ainsi que Dieudonné Ambassa Zang a saisi l’instance interparlementaire pour dénoncer « les poursuites politiques dont il fait l’objet au Cameroun ». Des poursuites qui l’ont « contraint à un exil forcé ».


Le député de la Mefou et Afamba a relevé trois faits essentiels pour étayer son accusation : premièrement, la demande de la levée de son immunité parlementaire aurait été le fait du ministre de la Justice et non du procureur de la République, autorité de l’ordre judiciaire ; deuxièmement, le bureau de l’Assemblée nationale a tenu une séance extraordinaire pour statuer sur son cas. Ce qui, dit-il, est contraire aux dispositions du règlement intérieur ; troisièmement, enfin, face à ce qu’il considère comme étant de l’acharnement, les membres du bureau ont rejeté la demande de la levée de son immunité parlementaire.


Ces arguments de Dieudonné Ambassa Zang, sont de l’avis de Cavaye Yeguie Djibril, faux. Prenant à témoin toute la presse qui a relayé cette actualité, il a parlé de la « bonne foi qui avait caractérisé les autorités camerounaises tout au long de ce processus ».


Il a ajouté que « les membres du bureau avaient exigé de rentrer en possession de l’acte d’accusation afin de statuer en tout état de cause ».


Précisant que le dossier reste pendant devant les juridictions et les instances compétentes, le président de l’Assemblée nationale a déclaré que cette accusation est une fuite en avant.


Pour lui, leur contre-argumentaire devant la Commission des droits de l’Homme de l’Uip a permis à ces derniers de « mieux saisir les contours » de cette situation.

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Mise à jour le Mardi, 09 Novembre 2010 17:31
 
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