Biens mal acquis: « Paul Biya n’a pas à répondre devant la justice Française » PDF Imprimer Envoyer
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Par Pierre-Patrick Mouandjo   
Jeudi, 25 Novembre 2010 17:42

C’est en substance ce qu’a déclaré le ministre de la communication camerounais cet après midi à l’Agence France presse(Afp) et à la radio nationale.

 

Suite à la décision, la semaine dernière du parquet de Paris d’ouvrir une enquête préliminaire pour « recel de détournements de fonds publics » après une plainte le 2 novembre dernier de l’Union de la diaspora active (Uda) contre Paul Biya, le porte parole du gouvernement a eu des mots durs.

 

Selon Issa Tchiroma Bakary, le locataire d’Etoudi n’a pas à répondre à ces accusations en France. Il a en outre estimé que l’association plaignante qui est dirigée pas Célestin Djamen fait dans le dilatoire et ne portait pas l’aspiration des camerounais.

 

Le mincom laisse entendre que l’Uda instrumentalise la presse internationale notamment Radio France internationale, France 24 ou encore TV 5 Afrique.

 

L’Union pour la diaspoara active soupçonne Paul Biya « d’avoir détourné des fonds qui appartenaient à l’Etat camerounais et qu’il a frauduleusement déposés et/ou fait déposer en France pour y acquérir des biens immobiliers à son usage personnel ou familial alors qu’il s’agit de fonds appartenant à l’Etat camerounais ».

 

Le cabinet civil de la présidence de la République du Cameroun, qui dit attendre les conclusions de cette enquête, affirme d'ores et déjà que le président Paul Biya « ne dispose pas d'un patrimoine en France ou ailleurs».


En février dernier, le parquet de Paris avait classé sans suite une plainte déposée par le Conseil des camerounais de la diaspora (Ccd) et ayant les mêmes chefs d’accusation.


Coïncidence ou pas, notons que cette enquête préliminaire intervient juste quelques semaines après que la Cour de cassation de la capitale française ait donnée le feu vert à la requête de Transparency International visant trois chefs d’Etat d’Afrique centrale : Denis Sassou Nguesso du Congo, Teodoro Obiang Nguema de Guinée-Equatoriale et la famille du défunt chef d'Etat gabonais Omar Bongo Ondimba.

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Mise à jour le Vendredi, 26 Novembre 2010 08:17
 
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