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Par Dourlaye
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Samedi, 31 Octobre 2009 18:37 |
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La prévention et la surveillance épidémiologique du choléra et le respect de l’orthodoxie pour les contacts avec les missions diplomatiques ont été les points focaux de ce traditionnel rendez-vous gouvernemental.
Deux points essentiels, deux heures d’horloge pour éplucher le menu de la rencontre entre le Premier ministre Philémon Yang et son équipe jeudi 29 octobre dernier. Comme on pouvait s’y attendre, la situation de l’épidémie de cholera dans les régions du Nord et de l’Extrême- Nord du pays est revenue dans l’agenda des membres du gouvernement. Il s’agit d’un problème de santé publique qui doit déclencher une riposte de la part du gouvernement. Tout naturellement, il est revenu au ministre de la Santé Publique, André Mama Fouda, de présenter un rapport de la situation qui prévaut dans les zones concernées. On apprendra de ce dernier que la propagation de cette maladie est consécutive à des mouvements des personnes avec un pays voisin où le mal était déclaré quelques mois plutôt.
Les chiffres présentés par le ministre de la Santé Publique dans son rapport sont fort significatifs de l’ampleur des dégâts. Dans la seule région de l’Extrême – Nord, sept districts de santé sur vingt-huit ont été touchés tandis que dans le Nord, des cas ont été signalés dans sept districts de santé sur quatorze. Au 27 octobre 2009, 407 cas avaient été enregistrés, dont 65 décès. Plus de 65% de décès sont survenus dans les communautés, preuve de l’efficacité de la prise en charge, au demeurant gratuite, dans les formations sanitaires. Le ministre de la Santé Publique a indiqué que l’épidémie en question était en voie d’extinction complète grâce à la synergie crée entre les autorités sanitaires, administrative, municipales et traditionnelles.
Après avoir noté avec satisfaction les résultats enregistrés, le Premier ministre a rappelé aux membres du gouvernement les vertus de la prévention en matière sanitaire et a instruit comme prescription cardinale la surveillance épidémiologique. Il a ensuite demandé que les campagnes d’hygiène et de salubrité et la sensibilisation de la population soient inscrites dans activités des autorités concerné.
S’agissant du volet diplomatique, le ministre des Relations extérieures, Henri Eyebe Ayissi, a rappelé le rôle que jouent les ambassades et les représentations des organisations internationales accréditées dans notre pays dans le renforcement des relations d’amitié et de coopération. Il a émis le vœux que les administrations s’approprient le fait que le ministre des Relations extérieures est la principale interface entre les administrations nationales et les partenaires bilatéraux et multilatéraux de par la convention de Vienne de 1961 et les usages diplomatiques. Pour le Premier ministre, les chefs des départements ministériels doivent veiller au strict respect en la matière en se référant aux Conventions et réglementations en vigueur dans ce domaine. Une recommandation qui, de manière sous-jacente, laisse croire qu’il y a eu par le passé des dérapages.
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Mise à jour le Samedi, 31 Octobre 2009 19:00 |