Forces de défense : Des questions après la radiation de 443 éléments du corps PDF Imprimer Envoyer
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Par Charles Tchagnéno   
Lundi, 08 Août 2011 13:43

L’affaire révélée à la presse la semaine dernière, met une fois de plus à nu la porosité d’une administration camerounaise plus que jamais gangrénée par la corruption et le népotisme.

 

443. C’est le nombre officiels des éléments des forces de défense qui viennent d’être déflatés des rangs des nouvelles recrues de l’armée et de la gendarmerie. L’affaire défraie la chronique au Cameroun depuis quelques jours. De conjectures au recoupement des faits, chaque média y va à son goût. Certains ont même révisé les chiffres à la hausse (567 en y incluant les quatre décédés, les deux déserteurs et les 118 autres qui n’ont jamais rejoints les rangs depuis le début de la formation il y a trois mois). Et le ministre délégué à la présidence de la République, chargé de la Défense (Mindef), Edgard Alain Mebe Ngo’o, est monté au créneau pour donner les raisons de leur révocation : incapacités physiques et intellectuelles.

 

Des raisons qui laissent dubitatif sur la fiabilité de l’administration camerounaise et en disent long sur la manière dont celle-ci est infectée et nécrosée par certains maux sociaux tels que la corruption et le favoritisme. Aussi peut-on se poser la question de savoir comment a-t-on pu recruter, dans un corps aussi sensible que celui de l’armée, des inaptes et des analphabètes alors même que les critères de sélection sont bien définis et connus des examinateurs ? Et que fera-t-on de ces examinateurs qui ont recruté jusqu’à 500 éléments, environ, ne remplissant pas les conditions requises pour leur intégration dans le corps de l’armée camerounaise sur les 4800 recrues totales ?

 

Le chien aboie la caravane passe

 

On commence à s’habituer à ce genre de frasques au Cameroun. On peut se souvenir par exemple, qu’en 2003, sous des pressions diverses, le délégué général à la Sureté nationale (Dgsn), Pierre Minlo’o Medjo, avait instruit la reprise de la sélection dans le corps de la police. Remettant les gardiens de la paix et les inspecteurs de police, alors en formation depuis quelques mois au Centre d’Instruction et d’application de la Police (Ciap) de Mutengene, au quartier.

 

L’opération avait alors permis, en mai de cette année, de radier environ 900 élèves policiers des rangs de cette école. Pour, disait-on, s’être frauduleusement fait recrutés.

 

Mais on peut également se souvenir qu’à la reprise de la formation, certains candidats déchus s’étaient plaints d’avoir été remplacés par des individus qui n’avaient pas préalablement concouru. Ou que d’autres, ayant préalablement postulé pour la formation de gardien de la paix, étaient rentrés à l’école au cycle supérieur. Personne n’en fut ému.

 

Plus proche encore, des exemples sont légions qui peuvent amener l’observateur à classer l’action du Mindef dans l’ordre des faits divers. Tellement, on a vu et entendu de frasques pareilles, qui révèlent l’état de santé de l’ancien double champion du monde de la corruption (classement Transparency International).

 

La révocation en mai 2009 de 102 élèves gendarmes pour s’être servi de faux documents pour se faire incorporer, de 230 élèves policiers en avril 2010 (200 gardiens de la paix et 30 inspecteurs) du Ciap de Mutengene pour les mêmes raisons, le nombre étonnant de faux diplômes identifiés chaque année par le ministère de l’Enseignement supérieur (Minesup), les faux fonctionnaires découverts au terme du recensement des fonctionnaires au Cameroun, le nombre important de faux dossiers récemment décelés dans l’opération, encore en cours, de recrutement des 25 000 jeunes annoncé par le président de la République…

 

Mais combien de fois a-t-on appris qu’une mission d’enquête a été mise sur pied pour plancher sur les causes de l’un ou l’autre de ces phénomènes qui écornent l’image du pays au-delà des frontières ?

 

Cette interrogation, entre autres, laisse penser qu’au-delà de « la bravoure », de l’acte du Mindef, Edgard Alain Mebe Ngo’o, saluée par certains observateurs qui pensent qu’il faut bien que « le changement commence quelque part », il s’agirait de coups médiatiques et « politiques » qui calment les esprits et laissent la vie poursuivre son cours habituel.

Commentaires (2)
  • WEA
    C'est terrible,on veut soigner la maladie sans déceler la cause, et de façon
    répétée, les mêmes causes produisent les mêmes effets.
  • francis  - c la merde
    on ns ment tjrs tt c braves personnes kon renvoie chez eux st des valeureux ils
    st victimes du système ca m énerve quan on renvoi qlqu un pr r1 pr le remplacer
    par les voyoux un jour un jour ca va exploser au camreoun de merde
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Mise à jour le Lundi, 08 Août 2011 14:55
 
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