Cinquantenaire du Cameroun : les camerounais peu enthousiastes PDF Imprimer Envoyer
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Par Antoine Zanga   
Jeudi, 31 Décembre 2009 16:34

Au moment où les autorités camerounaises procèdent au lancement des festivités marquant les cinquante ans d’indépendance du Cameroun, la plupart des camerounais s’occupent plutôt à d’autres choses.

A la veille du premier janvier 2010, jour qui marque les cinquante ans d’indépendance du Cameroun, l’euphorie est visible dans tous les coins de Yaoundé. Véhicules et piétons ont du mal à circuler dans les routes. Les marchés et les débits de boissons connaissent aussi une grande affluence.


Cette folle ambiance n’a rien à voir avec la célébration de la fête du cinquantenaire. Les gens font leurs courses pour le réveillon de la saint sylvestre et la fête du nouvel an. « C’est comme ça chaque année » a lancé un conducteur de taxi en hochant les épaules.


Plusieurs habitants de la ville de Yaoundé affirment ne pas être informés de cette fête grandiose. « C’est quoi le cinquantenaire ? » s’est interrogée une commerçante du marché Mvog-Mbi. Les autres commerçant(e)s auront également la même réaction. En dehors de ces citoyens du bas peuple, il y a aussi des fonctionnaires de même que certains intellectuels qui ne montrent pas suffisamment d’intérêt à cet événement. « à quoi ça sert si après cinquante années d’indépendance, l’enseignant reste négligé ? » s’est demandé un professeur de lycée.


Les gens qui sont au fait de cet événement se recrutent dans la haute classe de la société. Le débat est beaucoup plus entretenu par les hommes politiques et haut fonctionnaires. Certains citoyens approchés pensent que rien n’a été fait pour impliquer tous les citoyens. « alors que ça aurait dû être une méga fête ! » c’est exclamé Henri un jeune étudiant en histoire qui s’est aussi permis de nous faire un rappel de certains moments de l’histoire ayant conduit à cette indépendance.


Un événement peu médiatisé


Le problème selon plusieurs camerounais c’est que la fête des cinquante ans d’indépendance n’a pas suffisamment été ébruitée. Cet enseignant d’histoire de l’université de Yaoundé I qui a requis l’anonymat, pense qu’on aurait dû commencer la médiatisation de cet événement six mois auparavant. Il poursuit en disant qu’on aurait même pu étendre cette médiatisation jusqu’à l’arrière pays, pour que tous les camerounais se sentent concernés.

 

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