Affaire Abah Abah : Un accusé manque à l’appel PDF Imprimer Envoyer
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Par Dorine Temeching (stagiaire)   
Mardi, 30 Mars 2010 19:04

L’audience a été renvoyée au 04 mai prochain.

 

Palais de justice de Yaoundé. Une voiture fait sont entrée dans la cours. Polycarpe Abah Abah descend du véhicule. Il est vêtu d’un costume sombre, d’une chemise blanche, d’une cravate sombre, et arbore sa paire de lunettes habituelle. Il est escorté par cinq gendarmes. Une foule de proches et connaissances accourt pour les retrouvailles. Elle est repoussée par des gendarmes qui le conduisent dans la salle d’audience.

 

Il fait noir dans la salle. Les curieux ont occupé tous les sièges et quelques entrées de la salle. Les autres accusés font aussi leur entrée dans la salle. Après deux heures d’attente, les membres de la collégialité se pointent et l’audience peut commencer.

 

Le greffier procède à l’appel des accusés. Polycarpe Abah Abah est en tête de liste. A l’appel de son nom, il se lève, l’air très serein, et se dirige vers le box des accusés avec un énorme sac de couleur marron entre les mains. Il s’installe à la première loge.

 

Un accusé manque à l’appel. Il s’agit d’Ottoko Mbezelé Jean Marie qui, selon son avocat, est malade. Ce a présente un dossier médical que le tribunal juge recevable. On s’achemine vers le renvoie de la cause. « L’article 340 du Code de Procédure pénale dispose que lorsqu’un accusé est absent et qu’il présente une excuse reçue, il y a motif de renvoi obligatoire » rappelle le procureur de la République.



De plus Joseph Edou, l’ex-Dg du Crédit foncier du Cameroun (Cfc) s’est présenté conseil devant la cour et le ministère public n’a pas remis la liste de ces témoins à la défense.

 

Le président du tribunal met fin à l’audience. L’affaire est renvoyée le 04 mai. Polycarpe Abah Abah se lève, dit au revoir à sa famille et est conduit à la voiture par son escorte.

 

Du côté du conseil de la défense c’est l’échange avec la presse. Me Nouga et Me Bilong se disent sereins et prêts à faire comprendre au camerounais « que cette affaire n’avait pas lieu d’être ».

 

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Mise à jour le Mardi, 30 Mars 2010 20:10
 
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