Olanguena Awono : « Le G11 n’a jamais existé » PDF Imprimer Envoyer
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Par Francis Sabikanda   
Jeudi, 14 Juillet 2011 12:53

Pour l’ancien ministre de la Santé publique incarcéré depuis plus de 3 ans à la prison centrale de Kodengui, ce groupe qu’on accuse de s’être constitué pour renverser le président Paul Biya, « n’est que la création paranoïaque de la petite forteresse de haine qui autour du chef d’Etat distille sans cesse le poison destructeur du complot »

 

Ces déclarations sont contenues dans une correspondance de Urbain Olanguena, écrite depuis sa cellule à la prison centrale de Yaoundé, le mardi 12 juillet 2011 et publiée ce jeudi par le quotidien privé Le Messager.

 

L’ex patron de la santé au Cameroun, dit s’adresser au peuple et aux partenaires du Cameroun « dans le but de m’acquitter d’un devoir de vérité que je ressens au fond de moi à leur égard, depuis l’éclatement de l’Affaire dite « Etat du Cameroun contre Olanguena Awono Urbain et autres », pour laquelle « je compte déjà, avec quatre jeunes médecins, trois ans et quatre mois de détention sans preuves à charge et sans jugement ».

 

Il précise que « Cet exercice de clarification s’impose d’autant plus que l’écran de fumée qui entoure le contexte de « l’Opération Epervier » se nourrit essentiellement, dans bien de cas, du jeu politicien fait de mensonges et amalgames, juste pour salir la réputation de certaines personnalités qu’on voudrait éliminer du jeu politique ».

 

«L’idée d’un groupe politique, soi-disant menaçant pour le régime, a créé ce qu’on a appelé le G11, et dont les membres supposés devaient être éliminés »

 

« Monsieur Sida » dit qu’en amalgamant des personnalités politiques connues par leur dévouement au service de la nation dans le très classique mais très infamant « Tous pourris », l’objectif politique, de l’Opération Epervier, est de les éliminer et de leur interdire toute ambition pour l’avenir. Et pour essayer de légitimer ce processus dans l’opinion argumente l’ancien Minsanté, « l’idée d’un groupe politique, soi-disant menaçant pour le régime, a créé ce qu’on a appelé le G11, et dont les membres supposés devaient être éliminés ». Dans la réalité poursuit Olanguena, ce « machin » n’a jamais existé. Pour lui, « le G11 n’est que la création paranoïaque de la petite forteresse de haine qui autour du chef d’Etat distille sans cesse le poison destructeur du complot ».

 

Au sujet de son procès, il écrit que « les milliards prétendument détournés, (15) quinze milliards environ, fondent comme un morceau de sucre dans l’eau…car sur la base d’un suivi et des audits rigoureux de la gestion des programmes Sida, Paludisme et Tuberculose, leur principal bailleur de fonds, le Fonds Mondial, nous a clairement blanchis ».

 

Ainsi donc, poursuit-il, « Face à la vérité des faits, le rapport mal ficelé à la hâte sans avoir respecté dans sa rigueur le principe du contradictoire fait la pâle figure d’un document « bête et méchant » ».

 

Précisant que Dominique Barella a raison lorsqu’il écrit : « un Etat injuste par sa justice peut vite devenir illégitime dans le regard des citoyens », il pense que c’est « dans cette triste voie d’illégitimité et d’anomie que s’abime aujourd’hui la justice camerounaise qui connaît ses pires moments sous la dynamite de ce que l’on nomme perfidement ici «Opération Epervier».

 

Après avoir regretté que les ministres de la Justice Amadou Ali et son collègue de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, l’aient vilipendé publiquement, après avoir dénoncé l’incompétence réelle ou feinte des agents du contrôle supérieur de l’Etat, après avoir décrié le système carcéral, et interpellé l’arbitrage du chef de l’Etat, Urbain Olanguena Awono lâche : « Il faut que cessent toutes ces humiliations, injustices, inhumanités et les mensonges destinés à couvrir de boue des personnalités ayant servi la République du Cameroun avec dévouement, patriotisme, honneur et compétence, au prix des sacrifices reconnus et avec une loyauté sans faille. Que font ces jeunes médecins innocents en prison alors que la nation a besoin de ses médecins ? Il faut revenir à la vérité et libérer les innocents ».

 

Invitant les tenants du pouvoir à un ultime changement de cap, il conclut : « Je crois très sincèrement, cela vaut pour tous, que la sagesse tirée de la sentence latine « Errare humanum est, perseverare diabolicum est » (c’est-à-dire « l’erreur est humaine, c’est y persévérer qui est diabolique ») est une formidable source d’inspiration Il est temps ».

Commentaires (2)
  • Foufou  - Boucle M Sida
    Qu'en kil en sait??? si le G11 a existé , existe ou pas.il n'avait qu'à dire
    qu'il n'est pas membre de ce groupement. Voleur
  • Anonyme
    Venant de quelqu'un qui s'appelle foufou ce n'est pas étonnant.
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Mise à jour le Jeudi, 14 Juillet 2011 13:43
 
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