Yaoundé: Comment la pénurie d’eau expose au choléra PDF Imprimer Envoyer
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Par Carole Prudence Tientcheu   
Mercredi, 15 Septembre 2010 12:23

La longue coupure d’eau qui sévit actuellement dans la cité capitale, contraint les populations à consommer une eau de qualité douteuse et compromet le respect des règles d’hygiènes.


Dans la famille Eyoung à Ekounou palais, c’est une odeur nauséabonde qui accueille le visiteur une fois la porte du salon franchi. Celle-ci provient des latrines situées à quelque pas de là. Guidée par la maitresse des lieux Bernadette Eyoung, quelques mouches s’envolent à l’ouverture de la porte. Une fois à l’intérieur, l’odeur des détritus est plus que persistante. Cette dernière provient du bidet recouvert pour la circonstance par un contreplaqué.


Ailleurs, certains habitants du quartier Ekounou doivent se contenter des toilettes communautaires. Depuis le début de la pénurie d’eau, Mme Bessala explique que « quand il m’arrive de les utiliser, je pose des papiers de part et d’autre du trou faute d’eau pour ne pas attraper une maladie ».


En dehors des problèmes de latrines, l’approvisionnement en eau pour les tâches ménagères est un véritable casse tête dans le coin. « Ça fait un mois déjà que nous n’avons pas d’eau. Pour nous désaltérer, on est obligé d’acheter l’eau en sachet même comme on ne sait pas dans quelles conditions on fabrique ça.» il ajoute « dans le cas contraire pour avoir l’eau à boire, on marche des km pour aller à Nkomo puiser l’eau à la borne fontaine », explique dépité Nde Ntapang Lucien un habitant du coin.


Pour ceux qui n’ont pas cette présence d’esprit ou les moyens pour s’acheter un sachet d’eau, tous se rabattent vers les puits et surtout vers les sources communément appelé « pikoko » par les habitants du coin.


Pour éviter le choléra


Depuis la détection de deux cas de choléra à Yaoundé dont un cas provient du quartier Ekounou, quelques personnes s’essaient dans le traitement de l’eau. Certains disent se servir du chlore, sans pour autant préciser comment. Mme Bessala pour sa part utilise l’eau de javel pour la sécurité de sa famille. « pour 15 litres d’eau je prends soin de mettre 3 gouttes d’eau de javel. C’est quand même quelque chose pour éviter toutes sortes de maladies hydriques  », estime t – elle auprès de nous.


D’autres s’exposent même aux empoisonnements en essayant de rendre l’eau potable « avec ces eaux là on est coincé. Quand on fait trop on traite à notre façon. Pour un sceau de 20 litres d’eau, je peux mettre 15 gouttes d’eau de javel. Je ne sais pas comment on traite mais c’est ma façon » avoue Nde Ntapang Lucien.

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Mise à jour le Mercredi, 15 Septembre 2010 18:08
 
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