Sida : Près de 35 mille personnes tuées au Cameroun en 2010 PDF Imprimer Envoyer
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Par Armelle Nina Sitchoma à Douala   
Lundi, 16 Mai 2011 11:32

Le chiffre a été révélé au cours d’une cérémonie de commémorations des personnes mortes de suite de Vih/Sida à Douala.

 

34478 personnes sont mortes des suites de Vih/Sida en 2010, selon les chiffres du comité nationale de lutte contre le Sida (Cnls). Ces personnes et tous celles qui sont décédées dans le monde de cette maladie, ont été commémorées ce dimanche 15 mai 2011 à la maison du combattant à Douala, par les acteurs associatifs œuvrant dans la lutte contre le Sida.

 

« Commémorer et célébrer la mémoire de ceux qui ont perdu la vie suite au Sida et faire progresser la politique publique de lutte contre le Vih », sont les objectifs majeurs de cette cérémonie organisée lors du Candlelight mémorial, qui est à sa 5ème édition.

 

Accès aux soins plus cher

 

« Plus de stigmatisation égale plus de mort », « respects des coûts des soins égale moins de morts », « gratuité des soins égale zéro morts », sont autant de message qu’on pouvait lire sur les Tee-shirts des différents acteurs associatifs présents dans la salle. Un véritable appel à l’action afin de baisser le taux de mortatalité des personnes vivants avec le Vih (pvvih).

 

D’après le Cnls, toutes les minutes qui passent au moins une personne décède de Sida dans le monde. Une situation davantage compliquée ces derniers mois avec l’augmentation des soins de santé des personnes vivant avec cette maladie.

 

« Le prix du bilan de suivi des malades est passé de 3000 à 8500 Fcfa à l’hôpital Laquintinie et de 3000 à 13000 Fcfa à l’hôpital de district de Nylon », a déploré Lucie Zambou, présidente de l’association Sunaids, au cours d’une conférence tenue le 12 mai 2011 à l’hôpital Laquintinie.

 

Selon le responsable du Treatment access wach (Taw), Foguito Fogue, la courbe de l’accès aux soins des Pvvih au Cameroun est oscillante dans les villes de Douala et de Yaoundé. « La disponibilité du cotrimoxazole (médicament pour renforcer le système immunitaire des patients) est passée de 29% dans les formations sanitaires en 2010 à 21% en 2011, le coût quant à lui a grimpé de 12% à 31%. Le test de Vih a décrue de 29% à 24% et le coût des examens biologiques (pour vérifier si le patient réagit bien au médicament) est passé de 52% à 69% à raison de 3000 F. Cfa », explique Foguito Fogue. Il s’appuie sur une étude comparative menée entre le premier trimestre de 2010 et celui de 2011.

 

51 315 nouvelles infections de vih ont été enregistrées dans la population générale en 2010, soit 22 680 hommes et 28 635 femmes. La répartition de la prévalence du Vih par région montre que quatre régions sont les plus touchées, se sont le Nord-ouest avec 8,7% ; l’Est 8,6% ; Centre 8,3% et le Sud-ouest 8%. En matière de prévention, 13% de la population (15-49ans) connait son statut sérologique pour un taux prévalence de 5,1% en 2010, avec 560 306 personnes infectées (adultes et enfants), soit 326 278 femmes et 234 028 hommes.

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Mise à jour le Lundi, 16 Mai 2011 12:32
 
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