Ecole primaire publique: L’arnaque institutionnalisée PDF Imprimer Envoyer
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Par Carole Prudence Tientcheu (stagiaire)   
Vendredi, 14 Mai 2010 11:38

C’est la conclusion d’une enquête d’un groupe de syndicat de l’Education présente mercredi au ministère de l’éducation de base.

 


Malgré les déclarations officielles et le décret présidentiel de 1996 sur la gratuité de l'enseignement primaire publique au Cameroun, les élèves sont de plus en plus victimes de diverses formes d'extorsions financières et matérielles.


Même l'adhésion en 1990 de notre pays au concept « éducation pour tous » en Thaïlande et notre participation au forum mondial de l'éducation à Dakar le 26 avril 2000, n'ont rien amélioré. La restitution des travaux d'enquête qui a eu lieu le 12 mai 2010 à Yaoundé le prouve.


Les résultats de l'enquête révèlent, les extorsions financières dont parents et élèves sont victimes. Celles-ci découlent de la complicité active et passive des autorités éducatives parce qu'ils demandent de faire ou laissent faire et du fait que peu de parents sont informés sur le droit à la gratuité de l'enseignement de base.


Bien que considérées comme étant une contribution institutionnalisée, l’Ape entre également en lice comme moyen d'arnaque.


En dehors de l'arnaque financière, les élèves doivent encore se plier aux contributions matérielles non institutionnalisées. Selon qu'on est en zone urbaine ou rurale les besoins des enseignants sont presque les mêmes. Balais, torchons, rames de papiers, sceaux, serpillères, bois de chauffages et la paille constituent la liste des besoins à la charge des élèves et sont dans la plus parts des cas, causes des absentéismes, redoublements allant jusqu'à la désertion.


« Le prétexte pris par les enseignants est l’insuffisance et parfois l'arrivée tardive du paquet minimum » expliques Paul Bayiké, sécrétaire exécutif du Syndicat National de l'Enseignement primaire et Marternel (Snepma), l’un des trois syndicats ayant réalisé l’enquête.


Effectuée entre octobre 2009 et mai 2010, « l'enquête vise à accroître les informations et la sensibilisation sur la gratuité de l'éducation de base dans l'enseignement primaire publique ». Elle a été réalisée dans 97 établissements scolaires, des régions l'Adamaoua, l'Est, le Nord, le Sud et le Sud-Ouest.

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