Logements universitaires : Envolée des prix des mini-cités à Yaoundé I PDF Imprimer Envoyer
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Par Jean-Marie Nkoussa   
Vendredi, 15 Octobre 2010 12:42

La nouvelle grille tarifaire des logements estudiantins a été rendue publique hier 13 Octobre 2010, et le principal constat est que les prix sont en hausse par rapport à l’année dernière.


Les prix homologués en 2009, oscillaient entre 4500frcs, pour les chambres de bas standing à 13.500frcs, pour les chambres de très haut standing.


Cette année pour avoir un abri, les cop’s de Ngoa-Ekellé devront débourser entre 3500frcs et 17.500frcs, en fonction du standing de la pièce.


La raison principale de cette surenchère, ce sont les travaux de réfection qui ont été effectués dans certaines mini-cités depuis un an. Après les prix arrêtés l’année dernière, quelques bailleurs ont entrepris des réaménagements.


La plupart des chambres sont ainsi passées de la catégorie de non classées à celle de standing ordinaire. Sur plus de 650 logements recensés en 2009, 400 environ étaient jugés non classés. Aujourd’hui, on n’en dénombre qu’une cinquantaine.


C’est notamment les cas des mini-cités Chicago et Zéro qui coutaient 4500frcs l’année écoulée, et qui se retrouvent après homologation des prix cette année, à 8500frcs.


Pourtant à en croire certains des étudiants que nous avons rencontrés, toutes les chambres n’ont pas subi des réfections. «Ma chambres n’a pas été retouchée, et il est hors de question que je paye plus cette année », s’insurge André, un étudiant de Géographie.


Ces prix sont la résultante de la descente sur le terrain le 13 octobre, de Joseph Claude Tsila. Le Préfet du Mfoundi, par ailleurs chef d’antenne de la brigade spéciale de logements universitaires de Yaoundé I, s’est rendu au lieu-dit Cradat à Ngoa-Ekellé, pour se rendre compte de l’applicabilité des prix.


Il faut mentionner que les étudiants n’étaient pas présents à la cérémonie qui a vu la présentation officielle de la nouvelle cette grille de loyers. On y a pas été conviés mentionne un responsable de l’Association pour la défense des droits des étudiants.


L’Etat dépassé par les évènements


Le problème de logements universitaires est récurent au Cameroun depuis plusieurs années et paradoxalement, les pouvoirs publics tardent à trouver des solutions adéquates.


Un arrêté, du Ministre du commerce, datant de Décembre 2006 fixe pourtant les pris et les catégories des différentes mini- cités. Mais à chaque rentrée académique, le même problème se pose.


Le contrôle du respect des prix s’effectue toujours en début d’année académique. Entre temps, les étudiants ont déjà payé les loyers parfois à des prix exorbitants. Les prix homologués dans ce cas, ne sont applicables qu’un an après leur adoption.


Pour l’Adecc cela dénote de l’incapacité de l’Etat à régler le problème. En 2010, les universités du Cameroun vont accueillir 200 mille étudiants environ. Jusqu’ici, les pouvoirs publics n’offrent que 2000 logements. C’est ainsi que près de 198 milles étudiants sont amenés à se débrouiller.


Quelques timides solutions sont de temps en temps prises. Mais là également, il y a des couacs. C’est le cas à Ngoa-Ekellé où trois cités universitaires sont en chantier depuis plusieurs années. Jusqu’à la rentrée académique en cours aucune d’entre elle n’est habitée.

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