Université de Buéa: Les enseignants poursuivent leur grève PDF Imprimer Envoyer
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Par Assongmo Necdem? Le Jour   
Jeudi, 21 Janvier 2010 10:50

Une délégation du Synes a en principe rencontré hier, mercredi à Yaoundé, le ministre de l’Enseignement supérieur. Si rien de concret ne nous est proposé par le ministre, nous poursuivrons la grève jusqu’à vendredi prochain (22 janvier 2009) », prévient le Dr Richards Akoh Chere, chargé de cours à l’université de Buéa... et secrétaire général de la branche locale du Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes). Les enseignants de cette institution d’Etat observaient hier, 19 janvier 2009, leur deuxième jour de débrayage. Le mouvement est prévu pour durer toute cette semaine. A moins que le patron de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, ne donne satisfaction aux grévistes. Une séance de travail est annoncée ce jour avec une délégation conduite par le président de la section Synes de Buéa, Michel Yanou.

 

Les enseignants de l’université de Buéa expriment principalement trois revendications, selon le Dr Richards Akoh Chere : « Nous réclamons 40.000 F.cfa comme prime par mémoire dirigé. Le montant actuel de 19.000 F.cfa est dérisoire. Nous revendiquons l’intégration dans la fonction publique des enseignants du supérieur jusqu’à l’âge de 45 ans. On ne peut pas nous appliquer les 35 ans du statut général des fonctionnaires car, suivre les études universitaires jusqu’au doctorat requiert de nombreuses années. Il faut revoir les conditions de promotion au grade supérieur.

 

On nous demande de diriger des thèses de doctorat. Or, il y a des départements au sein de l’université où l’on vient d’admettre des étudiants à des études doctorales. C’est le cas notamment en droit. Et personne ne peut dire quand ces étudiants auront terminé leurs travaux. Donc, les carrières des enseignants sont bloquées. C’est pourquoi nous demandons qu’il nous soit simplement exigé d’effectuer des recherches et de produire des publications afin de monter en grade académique ». Les enseignants déplorent aussi l’éternel problème des mauvaises conditions de travail.

 

Lundi dernier, au premier jour de la grève, le vice chancelor de l’université de Buéa, le Pr Vincent Titanji, a reçu les leaders des grévistes. Mais les négociations ont échoué. Les enseignants ont refusé l’alternative qui leur a été proposée. Soit ils arrêtent de faire greve et donnent du temps à l’administration pour satisfaire leurs revendications, soit ils revoient à la baisse leurs prétentions.

 

L’arrêt des cours actuellement observé à l’université de Buéa n’est qu’une première étape du mouvement des enseignants de cette institution. Si aucune solution n’est trouvée à leur mécontentement, ils comptent se remettre en grève dès le mois de février prochain. Pour deux semaines, cette fois. Ainsi de suite jusqu’à ce que leurs problèmes soient résolus.


Article Le Jour

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