CNPS : La grève n’a pas eu lieu PDF Imprimer Envoyer
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Par Carole Prudence Tientcheu (stagiaire)   
Mercredi, 14 Avril 2010 14:30

Le mot d’ordre de grève lancé le 5 avril par l’Union Générale des Travailleurs du Cameroun n’a pas été respecté. Il annonçait un mouvement d’humeur de 48 heures à partir de ce 14 avril 2010.

 

Direction générale de la CNPS à Yaoundé, il est 9h38 ce mercredi. Le calme règne. Seuls les bruits de pas des agents de la CNPS, des visiteurs, les klaxons et ronflements des véhicules viennent troubler la paix studieuse.

 

Pour accéder aux locaux de ladite structure, tous les agents et usagers passent par l’une des 2 guérites. Le chef de la sécurité en personne veille et donne la conduite à tenir. Les visiteurs doivent se faire identifier, donner les raisons de leur présence, afin de bénéficier d’un permis temporaire de circulation.

 

Au sujet de la grève, les bouches ne se délient pas. Tout le monde est pressé et occupé. « Dispersez-vous. Pas de rassemblement de plus de 2 personnes » clame une personne anonyme. Approché pour savoir si cette instruction est liée à la grève annoncée, le chef de la sécurité indique que c’est une précaution quotidienne à la CNPS.

 

Parvenue au rez - de - chaussée de l’immeuble, devant l’ascenseur qui mène aux étages, un babillard couvert de communiqués attire l’attention. Parmi ceux-ci, une note en français et en anglais du directeur général signé le 9 avril 2010. Celle-ci informe et met en garde le personnel contre le préavis de grève initié selon ses propres mots, par « une confédération syndicale de la place qui croit agir au nom des employés de la CNPS ».

 

Elle revient également sur son discours fait à l’occasion de la présentation des vœux de nouvel an, qui fait état de la revalorisation raisonnable, de la rémunération des personnels de l’entreprise.

 

Direction 7ème étage, service de la communication. La voix la plus autorisée est absente. Personne n’est habileté à répondre à nos questions. Si oui : « vous-même vous voyez ! Il n’y a pas de grève ».

 

Notre dernier recours, est Isaac Bissala, le président de l’Union Générale des Travailleurs du Cameroun. Joint au téléphone, l’initiateur de ce mouvement répond : «Je ne peux pas encore répondre je suis en réunion avec le représentant du ministre du travail et le DG appelez moi plus tard ». La conversation prend fin.

 

A 14h, ce même 14 avril 2010, nous contactons à nouveau le président de l’UGTC, pour connaitre l’issue de la réunion tripartite. Celui-ci nous donne rendez -vous à 16h à son siège sis au marché central de Yaoundé.

 

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Mise à jour le Jeudi, 15 Avril 2010 13:07
 
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