Cinquantenaires : Le revers de la médaille PDF Imprimer Envoyer
Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 
Par Carole Prudence Tientcheu (Stagiaire)   
Mercredi, 19 Mai 2010 09:45

Depuis le début de la semaine les services publics et l’activité économique dans le centre urbain de la ville  de Yaoundé tourne au ralenti.

 


Ministère de l’Enseignement Supérieur ce mardi 18 mai 2010. Ce n’est pas l’affluence des jours ordinaires. Les vendeurs de friandises se racontent des histoires pour tuer le temps.

 


Au rez-de-chaussée dudit immeuble, certains élèves et étudiants se renseignent sur les dates de lancements de potentiels concours. D’autres remplissent les formulaires de demandes de stages de vacances. Ceux-ci concernent les services centraux du Minsup, universités et communes. Il est environ 10 heures ; harassé, un jeune étudiant dit ne pouvoir « procéder au retrait de son certificat d’équivalence de diplôme depuis le début de la semaine. Le responsable lui aurait-on dit n’est pas encore là.


D’autres se contentent de consulter les différentes affiches. Parmi les multiples communiqués qui recouvrent les portes centrales de cet immeuble, un attire particulièrement notre attention. Il signé par le ministre des Domaines et des Affaires Foncières Jean Baptiste Béléoken donc les services partage le même immeuble et donne la conduite à tenir entre le 17 et le 20 mai au personnel et usagers de ce ministère.


Le service minimum prévoit ce 18 mai 2010, la fermeture des bureaux à 13 heures. Le jour suivant il sera fermé une heure plus tôt. Le même communiqué instruit le personnel à fermer les fenêtres et éteindre les lumières avant de quitter l’immeuble parce que précise-t-il « l’immeuble sera exceptionnellement fermé le 20 mai 2010 ».


A pied sur l’axe Poste centrale-mvan, un homme s’exclame « cinquantenaires oh ! On va mourir cinquantenaires. La marche à pied va nous tuer » plus loin une autre piétons de dire « même quand on marche on ne nous laisse pas en paix à moins de 3 minutes d’intervalles dès le passage des cortèges on nous dit stop ne marchez plus ».


Les vendeurs sont également aux abois. Des boutiques et magasins ont fermés pour des raisons « sécuritaires ». Faire parler leurs propriétaires n’est pas chose facile. Ceux-ci disent avoir reçu l’ordre de leurs hiérarchies de ne dire mot sur les déboires économiques dont-ils font l’objet suite à la fermeture des routes. Un vendeur de journaux la main sur le menton murmure « on vient de me livrer les journaux et j’ai déjà fermé comment vendre dans ces conditions hier c’était pareil ».


Les agents de certains magasins sont devant ceux-ci trinquent et discutent des derniers potins sur Lions Indomptables. Les responsables quant à eux répètent invariablement que « les pertes sont énormes ».


Approché un call boxeur nous informes que depuis lundi dernier, le marché est décourageant. Entre deux gorgées de bière il ajoute « c’est à peine si je parviens à avoirs 5000f alors que à temps normal je travaille au moins 30000f et j’ai mon bénéfice ».


Les vendeurs ambulants de sandwiches sont plutôt contents. « Le marché est bon, la marche à pied creuse l’appétit », lance l’un d’eux. Il ne nous donne néanmoins pas les bénéfices journaliers qu’il opère, mais souhaite que cette situation perdure.


Toutes fois il faut noter que la célébration des cinquantenaires ne cause pas que du tort. Grace à cet évènement, la ville de Yaoundé s’est refaite une petite beauté.
 

Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vos détails de compte:
Commentaire:
[b] [i] [u] [url] [quote] [code] [img]   
:D:):(:0:shock::confused:8):lol::x:P:oops::cry:
:evil::twisted::roll::wink::!::?::idea::arrow:
Security
Saisissez le code que vous voyez.

Bookmark with:

Deli.cio.us    Digg    reddit    Facebook    StumbleUpon    Newsvine
Mise à jour le Mercredi, 19 Mai 2010 18:06
 
  • Les plus récentes
  • Les plus lues
  • Les plus commentées