Téléphonie mobile : L’appel à 15 francs CF PDF Imprimer Envoyer
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Par Carole Prudence Tientcheu   
Vendredi, 06 Août 2010 17:25

Les propriétaires des cabines téléphoniques communément appelées « call box », qui jonchent les trottoirs de la cité capitale ont opéré une baisse drastique du coût des appels.

Le prix de l’impulsion téléphonique dans les « call box » est presque partout en chute libre. Il est passé à certains endroits de 100 francs à 50, 25 voire 15 francs.


Les raisons de la baisse des prix

Selon les « call boxeurs », la réduction du coût des appels dans la téléphonie mobile est en grande partie due « à la campagne promotionnelle menée depuis le mois de juillet 2010 par l’une des deux sociétés de téléphonie mobile.

 

Pour accéder à ce forfait quotidien, Roger gérant d’un call box explique qu’« il suffit d’acquérir une puce EVD (Electronic Virtual Device) et de composer un code précis ». Cette opération débite alors le compte d’une somme de 3000 francs.

 

Jules, propriétaire lui aussi d’une cabine téléphonique nous confie qu’il n’a pas adhéré à ce forfait quotidien de gaieté de cœur. Il avoue qu’à un moment, il a été le seul dans son « secteur » à avoir encore le tarif à 100 francs la minute. Et comme les clients se faisaient rares, Jules a préféré diminuer les prix des appels de moitié et aujourd’hui, il fait la minute à 15 francs.

 

Roger et Jules nous confient que cette campagne publicitaire est un véritable pain béni. Car elle leur a permis en quelques semaines, de doubler leurs bénéfices et d’augmenter leur chiffre d’affaire.

 

Une joie qui n’est pas partagée par certains de leurs « collègues ». C’est le cas de Jacques qui nous confie que la promotion en cours n’est pas aussi juteuse qu’on peut le croire.

 

Il affirme qu’ «il faut avoir au minimum une soixantaine de clients par jour pour rentrer dans ses fonds ». Chose peu aisée avec la multiplicité des « call box » présents dans tous les espaces libres.

 

L’autre problème que pose cette baisse implacable du montant des appels, c’est le transfert de crédit qui est de moins en moins sollicité par les consommateurs.

 

« Sans pression »

 

Dans cette euphorie de la déflation du tarif des appels, certains ont opté pour le statut quo. Assis derrière son comptoir, on peut lire sur les affiches disposées autour du parasoleil de Arsène « Appel : 100 francs de 0 à 59 secondes vers tous les opérateurs ».

 

Pour justifier son choix de ne rien changer, il nous dit qu’il n’ « a pas la pression. Ceux qui sont pressés viennent chez moi quand ils ne veulent pas se mettre en rang. Et c’est évident que tôt ou tard les prix vont regrimper».

 

Les clients à demi satisfaits

Cette baisse record des prix est diversement appréciée par la clientèle. Sabine par exemple est aux anges. «Ça me permet de rester en contact permanent avec mes proches que j’ai en ligne à moindre frais », dit-elle avec un large sourire.


Pour sa part Moto Georges Bertrand déplore la «marginalisation des consommateurs au profit des commerçants ». Vexé, il lâche : «Avec mon téléphone, les appels coûtent trois fois plus cher. Mon appareil n’est qu’une boîte de réception».
 

 


 

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