Sit-in des fonctionnaires : Jean Marc Bikoko et compagnie plaident non coupables PDF Imprimer Envoyer
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Par Carole prudence Tientcheu   
Lundi, 15 Novembre 2010 17:45

Les sept syndicalistes étaient devant le juge au tribunal de première instance de Yaoundé centre administratif ce lundi 15 novembre 2010 à Yaoundé.

 


Prévue pour 8 heures, ce n’est qu’aux alentours de 12 heures que la première audlience de l’affaire  ministère public contre jean Marc Bikoko et compagnie débute. Les 7 compagnons debout à l’étroit dans un box sont accusés de « manifestation  illégale et trouble à l'ordre public ». Jean Marc Bikoko, président de la Centrale Syndicale du Secteur Public (Csp) et ses condisciples plaident non coupables.

 


Prenant de nouveau la parole, le juge leur demande: "voulez -vous être jugé aujourd'hui ou voulez -vous un renvoi pour préparer votre défense?". Jean Marc Bikoko à qui la question est posée en premier fait un signe de la main vers leur avocat. Mais il est tout de suite stoppé par la juge Léone Akoua. Celle-ci s'appui sur l'article 302 du code de procédure pénale qui selon elle permet, au prévenu de prendre lui-même la décision sur le "jugement où le renvoi" du procès. Aussi se prononce t-il pour le renvoi du procès.

Après les avoir écouté a tour de rôle, le juge se prononce pour un renvoi de l’affaire  au 20 décembre 2010  pour permettre aux prévenus de préparer leur défense.


Apparemment bien portant, le président de la Csp se plaint d’une douleur nasale causée par un coup de poing d'un policier reçu au cours de l’arrestation le 11 novembre dernier. « Après le tribunal, je vais aller faire une radio parce que je me sens mal » a-t-il dit.


Interpellés le 11 novembre dernier, alors qu’ils organisaient un sit – in devant les services du premier ministère, Jean Marc Bikoko et compagnie ont passé la nuit du 11 au 12 novembre 2010, dans la cellule du commissariat central de Yaoundé. «Nous avons par la suite, intégré la cellule du parquet le 12 novembre de 8 heures à 20 heures 30» précise Jean Marc Bikoko, qui comparait maintenant libre avec les autres syndicalistes.


Au moment de l’arrestation, les manifestants comptaient remettre au chef du gouvernement Philémon Yang, un mémorandum dans lequel ils réclament entre autres, l’harmonisation de l’âge de départ à la retraite à 60 ans, le rétablissement des salaires des fonctionnaires tels qu’ils étaient avant 1992.


Pour le président de la Csp, les « salaires ont été réduits de plus de 70%. Quelques mois après, il y a eu la dévaluation du franc Cfa. Par conséquent, les 30% qui restaient ont eux aussi été dévalués .

Le président de la Csp tiendra d'ailleurs une conférence de presse jeudi prochain à 10 heures au siège de la Centrale à Mvog Ada, certainement pour expliquer les contours de cette affaire.

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Mise à jour le Mardi, 16 Novembre 2010 11:19
 
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