Personnes handicapées : Insertion sociale difficile PDF Imprimer Envoyer
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Par D. Temeching / P-P. Mouandjo   
Jeudi, 25 Novembre 2010 18:49

Le séminaire de formation et de plaidoyer sur la convention des Nations Unies du 13 décembre 2006 relative à la protection des personnes handicapées, organisé cette semaine par le ministère des Affaires sociales, donne l’occasion de plonger dans le quotidien de ces laissés pour compte.

 

Cette catégorie de personnes a du mal à se faire accepter par le reste de la population, qui très souvent ne les considère pas comme des êtres humains à part entière. Raison pour laquelle le département ministériel dirigé par Catherine Bakang Mbock veut changer les mentalités.


Et il y a de quoi car, dans les artères de la cité capitale, l’on constate que la plupart des handicapés sont délaissés à eux-mêmes et se retrouvent au mieux à faire dans la débrouillardise et au pire à mendier.
 

Des laissés pour compte.

 


Victimes de discriminations et de préjugés même quand ils ont fait des études, il est pénible pour les handicapés de trouver un emploi aussi bien dans le secteur public que privé.


Albert Tamdjou étudiant à l’Ecole normale supérieure de Yaoundé, l’un des handicapés que nous avons rencontré raconte qu’après l’obtention de son baccalauréat, il a voulu se présenter au concours d’une faculté de médecine. Mais, il révèle dépité qu’il na pas pu parce qu’une des conditions pour être candidat, était « jouir de toutes ses aptitudes physiques ». Une clause présente dans la quasi totalité des concours donnant accès à la fonction publique.
 

 

En dehors du fait qu’ils se disent marginalisés, bon nombre d’handicapés s’insurge contre la politique sociale du gouvernement. Ils regrettent par exemple l’absence de passerelles dans les édifices publics pour faciliter leur déplacement dans l’administration. Il nous est difficile d’entrer dans des ascenseurs ou d’atteindre le 10e étage des immeubles de la capitale rapporte Jeanne assise sur une chaise roulante.


Ils regrettent aussi la non existence d’une véritable prise en charge par leur ministère de tutelle. Monsieur Ntsama amputé d’un bras depuis sa naissance, nous a confié avoir écrit plusieurs demandes aux services sociaux pour obtenir des financements et lancer une activité. A chaque fois, il a été renvoyé sans jamais avoir trouvé une solution.


Les associations regroupant les handicapés se plaignent aussi du non respect par le Cameroun de la convention des Nations Unies du 13 décembre 2006 dont il est pourtant l’un des signataires. Tout comme, elles ne souhaitent être prise en compte uniquement le 3 décembre de chaque année, date marquant la célébration de la Journée internationale des personnes handicapées.


Exceptions


Dans ce tableau sombre, il y a toutefois des handicapés qui sortent du lot du fait de leurs talents. Pour la plupart, ils exercent dans la sphère du showbiz. Les plus illustres d’entre eux sont le chansonnier Talla André Marie, l’animateur radio et de spectacle Serge Laurent Tamba, le journaliste Martin Camus Mimb. D’autres sont des enseignants, des stylistes, ou cadres d’entreprises.
 

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Mise à jour le Vendredi, 26 Novembre 2010 07:29
 
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