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Des autorités à divers niveaux s'activent pour positionner des jeunes acquis au pouvoir. Suivant la circulaire signée du ministre de la Jeunesse, Adoum Garoua, le 14 octobre 2009, les candidats au bureau exécutif du Conseil national de la jeunesse du Cameroun (Cnjc) avaient jusqu'au mardi 27 octobre 2009 pour déposer leurs dossiers...
de candidature. Les 07 et 08 novembre prochains, les joutes électorales débuteront au niveau communal pour s'achever le 19 décembre au niveau national. Entre-temps, les postulants auront acquis des suffrages des électeurs à l'échelle départementale, puis régionale. Au ministère de la Jeunesse (Minjeun), des responsables indiquent que le dispatching du matériel électoral réceptionné a d'ores et déjà commencé.
A travers le pays, les diverses opérations électorales seront supervisées par les gouverneurs, les préfets, les sous-préfets et les chefs de districts. En dépit de la circulaire du Minjeun sur les modalités pratiques d'organisation des premières élections des responsables des organes dirigeants du Cnjc, certains mouvements de jeunesse ne sont pas rassurés. Ils n'accordent en effet, pas grand crédit au processus électoral tel qu'enclenché.
Ce d'autant plus que des noms de certains protégés (destinés à occuper la présidence du bureau exécutif national), de hauts cadres tapis à la présidence de la République, dans les services du Premier ministre ou au ministère de la Jeunesse, circulent à travers le pays. Tout en louant l'idée d'un Conseil national des jeunes, Claude Emilien Nga Bela, président de la Coalition nationale des jeunes pour le développement (Cnjd) estime que l’intervalle d'âge visé (entre 18 et 32 ans), pour les candidats et (entre 15 à 35ans) pour être électeur, exclut la plupart des leaders qui comprennent mieux les enjeux de cette structure.
Flou artistique
Mohamadou Dialo de l'association Développement sans frontières (Dsf) pense pour sa part que le processus semble clair. "J'ai suivi que le ministre de la Jeunesse a son candidat. On parle d'un de ses proches, qui est militant du Rdpc. Mais je pense qu'on colle des épithètes aux gens du fait de leur proximité avec le ministre. Tel que le processus est organisé, les pions de ces gens-là devront en tout cas passé par les communales, les départementales et les régionales avant de briguer le poste au niveau national", estime Dialo.
Plus amer est Charles Atéba Eyene du Club éthique du Cameroun (Cec). Celui dont certains annonçaient déjà la candidature, fustige le flou artistique qui caractérise ces élections. «Le processus est faussé depuis longtemps. Des associations ont été créés et subventionnées uniquement pour participer à ces élections. De plus, la trop grande implication du ministère de la Jeunesse et des chefs de terre ne garantit pas la transparence des différents scrutins». Le coordonnateur national du Club éthique fait également savoir que la bataille des élites fait rage à la présidence de la République, dans les services du Premier ministre, au Comité central du Rdpc... Chacun voulant pistonner le sien.
Le but visé par ces personnalités est de faire croire au chef de l'Etat qu'elles contrôlent la jeunesse. Une démarche susceptible d'engager un "troc politique" avec le chef de l’Etat. Atéba Eyene déplore aussi le fait que la communication autour de ces élections soit grippée. Voire inexistante. "Le Conseil national des jeunes n'est pas une association des jeunes du 3e âge. Les jeunes ne peuvent être à la périphérie alors qu'ils devraient être au centre. Ce n'est pas seulement à travers un point de presse qu'il faut les informer du code électoral, de l'agenda... Il faut organiser des débats, des tables rondes, etc».
En fait, pour nombre de jeunes rencontrés, le pouvoir en place ne veut pas de contre-pouvoir. Les manœuvres en cours sont la matérialisation de cet évitement. Au sein de l'Association de défense des droits des étudiants (Addec), le même son de cloche retentit. André Benang, le vice-président de cette association déclare que "tel que les choses sont organisées, le conseil national de la jeunesse est un machin. Il ne garantira ni l'indépendance et la libre expression des jeunes. De plus, l'implication malsaine de l'administration ne nous rassure guère. Le président du bureau exécutif sera nommé et non élu. Nous en sommes convaincus", fulmine-t-il.
Pressenti comme candidat à la présidence du Bureau exécutif du Cnjc, Evrard Eyinga Meba, le président du Mouvement horizon 2018 et non moins neveu du chef de l'Etat, Paul Biya affirme que sa candidature n'est pas à l'ordre du jour, car "le processus est tiré par les cheveux. On devrait prendre du temps pour mettre sur pied cette structure qui est quelque chose de louable. Je n'ai pas créée mon mouvement pour être candidat au Cnjc. C'est pour défendre certaines valeurs. Nous allons prendre le temps de nous implanter sur l'ensemble du territoire. Comme le président du Cnjc a un mandat de deux ans, nous verrons d'ici là", laisse entendre ce responsable des jeunes du Rdpc.
Marie Tamoifo Nkom (autre candidat annoncé) prétexte de sa qualité de membre du comité de pilotage du Cnjc pour ne pas briguer la présidence du bureau exécutif. Mais le 19 décembre prochain à Yaoundé, les masques tomberont à coup sûr.
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est flou et ne s est pas presentee comme candidate, essayez de verifier vos
sources car elle n a jamais postulee et ne postulera paS. au moins a ce jour on
sait ce qu est devenu le CNJ du Cameroun et les masques sont vraiment tombes.