Yaoundé : Des fêtes de fin d’année moroses PDF Imprimer Envoyer
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Par Dorine Temeching   
Mercredi, 29 Décembre 2010 16:51

La faute au coût de la vie qui a littéralement explosé. Dans les marchés, les ménagères sont aux abois.

Christine, une jeune dame que nous avons rencontrée au marché Elig-Edzoa discute sur le prix de deux kilogrammes de viande de bœuf. Le boucher lui demande 4 400 Fcfa pour 2kg avec os et 5 400 Fcfa sans os. Mais la femme lui propose plutôt 5 000Fcfa pour 2kg de viande sans os. Après plusieurs démarches, l’acheteuse cède et prend.

 


Non loin de là, une autre femme supplie une vendeuse de lui laisser un kilogramme de maquereau à 850 Fcfa. Celle-ci lui explique que le poisson est devenu cher et que le kilo est de 1 200Fcfa. Cette dame crie au scandale et retourne le sac vide.


En cette période des fêtes, presque toutes les ménagères se baladent dans les marchés, le panier vide, à la recherche de quelques produits qui pourraient suffire à leur bourse. Les denrées alimentaires se font de plus en plus rares sur le marché et par conséquent sont extrêmement chères.


Au moment où elles crient à la galère, les vendeurs eux crient aux conditions de transports qui ne leur permettent pas de vendre aux prix voulus par les clients. Sur le marché c’est donc un remue-ménage entre vendeurs et acheteurs.


Christine par exemple envisage de faire du « kondrè » (Ndlr : met de plantain à la viande) le jour de l’an. Et pour cela, elle doit débourser à peu près 20 000Fcfa pour ce seul repas. Elle doit encore discuter du prix du plantain qui coûte 4 000 Fcfa un régime. Le régime en question est court et a des doigts maigres. La ménagère offre 2 000 Fcfa en vain et prend un autre plus gros coutant 5 000 Fcfa.


Puisque que ce repas prend énormément d’argent, elle décide à se limiter au« kondrè » comme unique repas des fêtes.


Comme elle, plusieurs ont résolu à réduire les achats pour pouvoir atteindre leurs objectifs. « Les temps sont dures et les produits sont chers alors il faut réduire les emplettes pour pouvoir s’en sortir », confie une autre ménagère. Celle-ci tient dans sa main un sac de course dans lequel se trouve un paquet de tomates qu’elle dit avoir acheté depuis 9h. Il était un peu plus de 11h et les prix élevés des autres denrées lui faisaient tourner en rond devant les étals du marché.


Plus radicales, d’autres familles ont tout simplement mis une croix sur les festivités. « Si je décide de gaspiller l’argent pour les fêtes, je ferai comment après ? Et vous-même vous n’êtes pas sans ignorer que le mois de janvier est souvent très difficile », argue amèrement Susie, vendeuse de tubercules au marché Elig-Edzoa.


Cette fin d’année est pour elles de loin la plus difficile qu’elles passent en termes de pouvoir d’achat. Chacune en conjurant que cette année rentre rapidement en gare, souhaite que 2011 soit meilleur.

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Mise à jour le Vendredi, 31 Décembre 2010 10:20
 
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