Yokadouma dans un nuage de poussière PDF Imprimer Envoyer
Note des utilisateurs: / 1
MauvaisTrès bien 
Par Antoine Zanga, de retour de Yokadouma   
Vendredi, 11 Décembre 2009 11:27

Yokadouma la capitale du département de la Boumba et Ngoko, l’une des communes les plus riches du Cameroun présente une image digne d’une ville abandonnée. La modernisation semble avoir oublié cette région située au milieu de la forêt équatoriale.

Le soleil se lève à peine de son lit dont Yokadouma fait partie. A ce moment exquis de la journée, Yokadouma a le privilège de bénéficier des premiers rayons de la matinée. Les premiers commerçants commencent à exposer leurs marchandises sur les comptoirs du très encombré marché de la ville. A quelques mètres de là, c’est le centre ville. Les édifices sont soit vielles soit quasi modernes ; mais toutes poussiéreuses


C’est aussi là que se trouve la principale et unique avenue de la ville. Les engins lourds transportant des billes de bois sont très réguliers. A leur passage, s’élève un nuage de poussière épais. Cette poussière est accentuée avec les va-et vient des motos taxi, principal moyen de transport des habitants de la ville.


Les conducteurs des motos taxi, la plupart jeunes, roulent à tombeau ouvert au grand mépris des énormes grumiers qui à leur passage occupent presque toute la chaussé. Tout ce spectacle se passe sous le regard dormeur du maire de la ville dont les bureaux sont à zéro mètre ! L’air est donc en permanence embaumé par la poussière. Et l’hôpital qui se trouve à quelques mètres en souffre énormément.

 


A l’intérieur des quartiers, les ruelles, abandonnées à elles-mêmes, ne ressemblent plus qu’à de simples sentiers qui conduisent vers les champs. Selon un homme qui habite à quelques mètres de la prison, le souvenir qui rappelle le jour où la ruelle qui s’y trouve a été entretenue pour la dernière fois est très loin aujourd’hui. C’est quasiment la même impression et la même image dans tous les quartiers.

 
Au quartier administratif, quelques maisons sont nouvellement construites. Mais la poussière qui règne en maître des lieux, s’est arrangée à souiller leur éclat des tous premiers jours. Les mûrs du bâtiment qui abrite les locaux de la préfecture portent encore les traces de boue qui datent certainement de la dernière saison des pluies.

 

Pour certains habitants de la ville, c’est le même calvaire en saison pluvieuse. Il est encore plus grave sur les routes qui relient Yokadouma aux villes voisines. Pour parcourir les quelques deux cents kilomètres qui séparent Yokadouma de Lomié par exemple, il vous faudra pas moins de quatre heures en saison sèche. En saison pluvieuse, la patience seule ne suffit pas ; le voyageur doit aussi s’armer d’une bonne dose de courage et de foi. Le mauvais état de la route lui imposant une vitesse de tortue.

 


Yokadouma est une ville riche. Une forte exploitation forestière ruine l’or vert de la région. L’or et le diamant sont aussi présents. Quelques cinq mille personnes exploitent l’or de manière artisanale. C’est la commune du Cameroun la mieux dotée en terme de budget. Plus d’un milliard de frs CFA en 2009.


L’ancien maire de cette commune a été inculpé pour détournement de fonds publics à hauteur de plus d’un milliard de frs CFA. Il a occupé ce poste de 2002 à 2007. Il est actuellement incarcéré à la prison de la même ville. Une somme qui aurait permis de bitumer les rues de la ville. Le nouveau maire Léon N’kantio est lui aussi déjà contesté par les conseillers municipaux qui lui reprochent sa gestion indélicate de la commune.


Yoka, comme l’appelle affectueusement ses habitants, est une vache à lait où les étrangers viennent exploiter les ressources comme ils entendent, pendant que ses propres fils détournent les revenus de la ville au détriment des légitimes bénéficiaires a lancé une élite désemparée.
 

Lire aussi

Lycée de Yokadouma: 30 places pour 50 élèves

Commentaires (3)
  • Anonyme  - explotation de notre village sans benefice
    vraiment le gouvernement nous deçois a yoka

    après avoir vendu tout notre bois au BLANC et preser yoka comme une orange,ils
    on l'audase de decourner le goudron au SUD. Apres tous ce que la ville de yoka a
    donne au cameroune comme economie derrierre douala au moin pendant 25 ans.et
    surtout le plus drole on va jusqu'a ferme les societe forestière de yoka
    centre.si vous ne voyer pas mes larme c'est parcqu'elle coule a l'interiuer.on
    nous laisse sans HOPITAL,EAUX,ROUTE,et sans EMPLOI et ELECTRICITE. :oops:
Ecrire un commentaire
Vos détails de compte:
Commentaire:
[b] [i] [u] [url] [quote] [code] [img]   
:D:):(:0:shock::confused:8):lol::x:P:oops::cry:
:evil::twisted::roll::wink::!::?::idea::arrow:
Security
Saisissez le code que vous voyez.

Bookmark with:

Deli.cio.us    Digg    reddit    Facebook    StumbleUpon    Newsvine
Mise à jour le Vendredi, 11 Décembre 2009 16:16
 
  • Les plus récentes
  • Les plus lues
  • Les plus commentées