La société civile camerounaise s’unie pour dénoncer les violations des droits humains PDF Imprimer Envoyer
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Par Dourlaye   
Jeudi, 07 Janvier 2010 22:24

Un réseau des organisations des droits humains vient d’être crée avec le soutien de la Commission nationale des droits de l’Homme et des Libertés (CNDHL) pour des actions concertées et de soutien mutuel en matière de protection et de promotion des droits de l’Homme

 

Ce qui était considéré au départ comme une simple formalité d’usage pour la création du réseau camerounais des organisations des droits de l’Homme a connu sa phase épique surtout lors de l’élection des membres du bureau. L e mode de scrutin retenu étant le scrutin uninominal à un tour, tous les postes à pourvoir ont subi le choix des électeurs constitués des représentants des organisations ou des associations œuvrant dans les droits de l’Homme. On a observé des tractations, des conciliations, des arrangements pendant la phase pré-électorale. Il y avait, paradoxalement, selon certaines indiscrétions une odeur de corruption de plusieurs consciences par certains challengers. Difficile de vérifier ces allégations cependant.

 

Mais sur le plan général, l’élection a pu visiblement se dérouler dans la transparence et le respect de l’égalité de genre. M Hyomeni a été élu coordonnateur national dudit réseau à sa grande surprise. « J’avais déposé ma candidature juste pour m’amuser » dira t-il avant de conclure que « désormais il faut être sérieux pour mener le combat. »

 

Le bureau de la coordination nationale compte sept membres élus pour trois ans renouvelables et devrait au cours du temps avoir ses démembrements dans toutes les régions. Il devra également s’ouvrir à d’autres organisations travaillant dans le même domaine. Pour Gabi Wambo, président de l’Association RECAAD, le Cameroun est l’un des derniers pays à créer un réseau des organisations des droits de l’Homme.

 



On se rappelle que c’est à l’issu du séminaire de formation en droits de l’Homme organisé il y a presqu’un an par la Commission nationale des droits de l’Homme et des Libertés (CNDHL) qu’est née, non sans douleur, l’idée pour les organisations de la société civile camerounaise de se constituer en réseau.

 

Pour ce fait la CNDHL a été d’un grand apport. L’Assemblée générale constitutive de ce mercredi 06 janvier 2010 se voulait donc un aboutissement d’un long processus. « Cette fois ci on a réussi à mettre sur pied une instance qui pourra influer sur les nombreuses violations dont sont victimes les citoyens » a fait remarquer Bikanda Joseph, promoteur d’une des associations présentes.


La société civile camerounaise contribue de manière efficiente à l'amélioration des pratiques respectueuses de la dignité humaine. Leurs axes prioritaires tournent autour des campagnes d'éducation aux droits de l’Homme, de l'action des associations en faveur des groupes vulnérables et de la dénonciation des violations des droits de l'homme.


 

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