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Par Alexis Mouliom   
Lundi, 05 Octobre 2009 07:07

Le département du Noun dans la province de l’Ouest attire par Une histoire brillante, une nature avenante et une culture vivante. Il concentre une bonne partie des sites touristiques les plus appréciés au Cameroun...

Milieu Naturel

Situé entre les longitudes 10°30 et 11°40  Est et les latitudes 5° et 6° Nord, le Noun est un espace naturel particulier. Sa morphologie s’articule autour de trois grandes zones :

-         Une zone d’effondrement constituée par la plaine Tikar du Nord à l’Est ;

-         Une zone de plateau central ou plateau Bamoun dominant la plaine Tikar par un escarpement de 800m de dénivellation ;

-         Une zone de plaine très fertile marquée par une manifestation volcanique éteinte ayant donné naissance, du Nord – ouest au Sud,  à des massifs énormes dont le Mont Kogham (2 263m), le Mont Mbètpit (1990m) qui comporte des lacs de cratère, et le Mont Mbam (2 335m).

 Le climat qui domine dans le Noun est de type soudano - guinéen à deux saisons :

-         Une petite saison sèche de Novembre à mars d’une température moyenne de 30 à 35°C;

-         Une grande saison de pluies de Mars à Octobre d’une température moyenne de 27 à 28°C.

 Situé à 1 200m d’altitude, Foumban, Chef – lieu du département, bénéficie d’un climat avenant.

 Le réseau hydrographique du Département est dominé par quelques grands cours d’eau dont  le Noun de l’ouest vers le Sud, la Mapé et le Mvî au Nord,  le Nchi au Centre, le Nja et le Mweng au Sud. Ces petits fleuves et rivières sont presque tous des affluents de l’important fleuve Mbam qui porte dans le Noun le nom « Ripâ ».

Deux grands Barrages de retenue d’eau sur le Noun à Bamendjing et sur la Mapé à Magba permettent, dans le cadre d’une exploitation hydroélectrique, de régulariser en aval le cours du grand fleuve Sanaga dont le Mbam est un affluent.

Du fait de la tectonique, le département du Noun compte des nombreux lacs. D’une part, des lacs de retenue comme le Lac Petponoun dans l’arrondissement de Kouoptamo.   D’autre part, des lacs de cratère comme le Lac mystique Mfou sur le Mont Mbètpit à Baîgom dans l’arrondissement de Foumbot et  le tristement célèbre Lac Monoun à Njindoun dans l’arrondissement de Kouoptamo.

 

En harmonie avec son climat, son sol et son hydrographie, le Noun dispose d’une végétation de transition entre la savane et la forêt.

Le plateau Bamoun est recouvert de savanes arborées. Un paysage modifié par l’homme depuis des décennies pour les besoins d’exploitation agricole. Autour de Foumban, se dressent de belles réserves forestières artificielles qui sont soumises à la pression dévastatrice des populations. Le long des cours d’eau généralement logés dans les bas-fonds, des forêts galeries peuplent le département avec, en leur sein, des étendues de raphia et d’autres essences de valeur.

Il existe dans le Noun un noyau de faune qui a jusque là résisté au braconnage. Cette population animale se compose de buffles de forets et de savanes, de phacochères, d’hylochères, de cob de Buffon et de roseaux, de singes, de céphalophes, de pythons, de porcs-épics, d’aulacodes,   de pangolins etc.

Riches en poissons d’espèces diverses (Tilapia Camerounis, Silaridaes etc.), les eaux des lacs et rivières qui desservent le département comportent aussi des crocodiles et des hippopotames.

De son côté, l’avifaune est très fournie et diversifiée. L’on y retrouve, entres autres, des espèces particulières telles que les canards et pintades sauvages, les francolins etc.

 

Historique

Au lendemain de son indépendance prononcée en 1960 et plus précisément après la réunification réalisée en 1961 entre ses parties anglophones et francophones, le Cameroun est une République Fédérale  composée de plusieurs unités administratives parmi lesquelles le Département Bamoun situé dans son versant oriental. Cette portion de territoire nommée Région Bamoun à l’époque coloniale et correspondant au site de l’historique Royaume Bamoun du célèbre Roi NJOYA est créditée d’un rôle remarquable et déterminant dans la longue marche ayant abouti à la mise en place de l’Etat Camerounais et de sa communauté nationale.

En 1981, le Département Bamoun qui a gardé son appellation à la faveur de l’unification du pays en 1972, change de nom et adopte l’identité du fleuve Noun qui arrose ses terres. Sa nouvelle dénomination est « Département du Noun ».

 

Administration

 

Situé dans la Province de l’Ouest dont il couvre les 52% du territoire, le Noun est l’un des 58  départements du Cameroun. Il est vaste de 7 687 Km2 et partage ses frontières avec cinq autres départements de la République:

-         Le Mayo Banyo et le Donga Mantoung au Nord ;

-         Le Mbui, le Ngoketunja, le Bamboutos, la Mifi et Khoug-khi

à l’Ouest ;

-         Le Mbam et Nkim et le Ndé à l’Est et Sud.

En 2008, la population du Noun est évaluée à 800 000 âmes environ avec une densité moyenne de 104 habitants au Km2.

Dans son organisation interne, le Département du Noun dont le Chef – lieu est Foumban, compte depuis le mois d’Avril 2007, 9 arrondissements que sont Foumban, Foumbot, Magba, Malntouen, Massangam, Koutaba, Njimom, Kouoptamo et Bangourain.

 

 Le Noun est placé sous l’autorité d’un Préfet qui réside à Foumban (actuellement M. NDIBI Fritz Alain, Administrateur Civil Principal). Toutes les administrations sectorielles de l’Etat y sont présentes sous la forme de structures déconcentrées du Gouvernement de la République (Education, Santé, Agriculture, Elévage, Finances, Justice, Domaines et Affaires Foncières, Jeunesse, Promotion de la femme, Sports et Education Physique, Tourisme, Défense, Sûreté Nationale etc).

 

Dans le  Noun, l’on retrouve aussi des Collectivités Territoriales Décentralisées qui œuvrent pour le développement. Il s’agit notamment des Communes  qui sont au nombre de 9 et correspondent aux différents arrondissements. Chaque Commune est dirigée par un exécutif municipal placé sous l’autorité d’un Maire.

 

Du reste, le département du Noun est aussi une mosaïque de  Chefferies Traditionnelles. L’on y dénombre une Chefferie de 1er degré portée par le Sultannat Bamoun, 17 Chefferies de 2ème degré dont les territoires constituent des Groupements, 166 Chefferies de 3ème degré représentant des villages et des multiples Chefferies Autonomes. Les différents Chefs Traditionnels sont des auxiliaires de l’administration.

CULTURE

La culture du Noun est principalement celle de ses populations autochtones qui sont de deux souches essentielles : les Bamoun (88% de la population départementale) et les Tikar (6% de la population départementale).

Les Bamoun sont un peuple au passé brillant. Fondé en 1394 par NCHARE YEN, leur Royaume qui garde jusque là ses symboles est coiffé par une dynastie qui en est aujourd’hui à son 18ème Souverain, en l’occurrence Sa Majesté Ibrahim MBOMBO NJOYA,  petit fils du Roi savant Ibrahim NJOYA dont la renommée est planétaire.

Dans le cours de l’histoire, les différents Rois qui ont présidé aux destinées du peuple  Bamoun ont conquis des très nombreuses tribus dont les fonds culturels spécifiques ont été assimilés pour constituer un vaste ensemble culturel.

La culture Bamoun revêt aujourd’hui plusieurs aspects saillants :

-         Les coutumes et traditions authentiques qui réglementent la vie quotidienne d’une communauté attachée aux vieux usages sociaux, cultuels et politiques et dirigée par un Roi qui coiffe une chaîne hiérarchisée de notables ;

-         Les danses et musiques traditionnelles constituant un registre d’une centaine de rythmes qui animent la société et accompagnent les événements divers ;

-         L’activité artistique et artisanale qui se développe à travers des multiples disciplines (Fonderie par le procédé de la cire perdue, sculpture, broderie, textile, poterie, taxidermie, peinture etc.)

-         Les fêtes populaires dont la plus éclatante reste le Nguon qui se célèbre tous les deux ans depuis sa réhabilitation en 1993.

Très dynamique en soi, la civilisation culturelle Bamoun a généré un immense patrimoine physique constitué des objets d’arts et d’artisanat de tous les ages et présentant des symboles forts tels que le Palais des Rois Bamoun bâti en 1817.

De leur côté, les Tikar, ancêtres des Bamoun, font valoir une culture spécifique  qui intègre des ingrédients cultuels et folkloriques. Leur grande fête traditionnelle et populaire qui se célèbre tous les deux ans porte le nom «  Suiti ».  Au cours de cet événement, des pèlerinages rituels sont effectués en matinée vers les tombes des ancêtres  situées dans les sites anciennement occupés par  ce peuple avant son immigration dans la plaine qui s’étend au nord du département du Noun. Le vin (Kan), le padouk et les marmites embaumées sont portés en sacrifice pour sacraliser les conjurations faites auprès des mausolées.

Cadre de vie des Bamoun, des Tikar et des autres souches de populations nationales et continentales drainées par la mobilité administrative et économique, le département du Noun compte quelques langues que l’on parle sur son territoire. Ce sont : le français et l’anglais qui sont les langues officielles du Pays, le Bamoun et le Tikar qui sont des langues locales, le Pidgin English qui contribue à la communication commerciale etc ;

La langue Shümom inventée en 1896 par le Roi NJOYA, 17ème Souverain des Bamoun ne demande qu’à être  vulgarisée.  Elle est assortie d’un système d’écriture dont la valorisation  fait l’objet du Projet « Bamoun Script » appuyé  par l’Ambassade des Etats-Unis.

POLITIQUE

Autrefois Royaume Bamoun, Pays Bamoun, Région Bamoun ou encore Département Bamoun, le Département du Noun a remarquablement contribué à la construction de l’Etat camerounais et de sa communauté nationale.

La Roi NJOYA qui a connu l’introduction des blancs dans le Royaume Bamoun en 1902, a affirmé la personnalité de son peuple auprès des colons allemands, anglais et puis français. Avec Martin Paul SAMBA dans le Sud, Charles ATANGANA TSAMA dans le centre et Rudolf DOUALA MANGA BELL dans le littoral, NJOYA fait partie des grandes figures qui ont balisé les chemins de la nation camerounaise.

Lorsque les premières Institutions camerounaises se mettent en place dès le lendemain de  la Deuxième Guerre Mondiale (1939 – 1945), les leaders du Peuple Bamoun y siègent et contribuent à exprimer les préoccupations des communautés indigènes. Le Sultan Seidou NJIMOLUH, Roi des Bamoun et le notable NJOYA Arouna sont des figures ayant pris une part active à cette mouvance qui a mené à l’indépendance du Cameroun sous la conduite du Président Ahmadou AHIDJO. Au même moment, le Dr Roland Félix MOUMIE, un autre fils du Noun s’est révélé comme l’un des principaux animateurs du mouvement nationaliste  et contestataire qui s’est exprimé à travers le territoire camerounais.

Après l’indépendance, le Département Bamoun plus tard Département du Noun est resté partie prenante de la vie politique du Cameroun animée essentiellement par l’Union Nationale Camerounaise (UNC) et ensuite par le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais créé en 1984, après l’accession de Paul BIYA à la magistrature suprême.

Depuis 1990, le multipartisme qui a signé son retour au Cameroun est une réalité dans le Noun où plusieurs formations  politiques sont ancrées. Les plus en vue étant le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais du président Paul BIYA et l’Union Démocratique du Cameroun du Dr Adamou NDAM NJOYA, un natif du département.

 

ECONOMIE

 

L’économie du Noun reste dominée depuis toujours par l’agriculture qui occupe 60 à 70% de sa population active et contribue pour plus de 60% à sa richesse. Des grandes plantations coloniales administrées par des puissantes compagnies ont existé dans ce département qui a longtemps fait de la culture du Café une importante source de revenus. La chute des cours internationaux du café à partir de 1988 a entraîné la baisse de la production caféière du Noun et perturbé considérablement l’ordre économique de ce département.

Après l’âge d’or du Café, le Noun s’illustre aujourd’hui dans la pratique des cultures vivrières sur l’ensemble de son territoire et maraîchères dans la zone du Mont Mbappit (Foumbot, Kouoptamo etc). Son importante production dans ce domaine lui vaut le label de Grenier du Cameroun et de l’Afrique Centrale. Jusque là le Marché de Foumbot est un haut point de ravitaillement du pays et de la sous région en produits maraîchers (Tomates, haricot vert, pastèques, poivron etc).

En 2006, le Gouvernement Camerounais et la Banque Islamique de Développement ont mis en place  une agence chargée d’améliorer la production et les revenus agricoles dans le Département du Noun. Il s’agit du Projet de Développement Rural du Mont Mbappit qui fait son chemin.

L’artisanat est une autre activité économique étable dans le Noun. Le génie créateur de l’homme Bamoun en la matière s’est révélé sous le règne de l’ingénieux Roi NJOYA.  L’artisanat du Noun est particulièrement dynamique à Foumban et ses domaines de prédilection sont la fonderie, la sculpture, la broderie, la poterie etc. Jusque là limité dans l’espace, le marché des produits artisanaux du département a connu un boom au milieu des années 1980. Il s’est notamment ouvert à l’international pour attirer d’importantes devises sous la houlette  d’une génération de commerçants voyageurs baptisés «  Antiquaires ».

Dans le Noun, l’on pratique aussi l’élevage et la pêche.

Sur le plan du commerce, les principales places mercantiles du Département sont les marchés collectifs dont les plus importants sont situés dans les chefs-lieux d’arrondissements.

Dans le domaine industriel, le Noun reste peu nanti et  appelle des gros investissements. Quelques structures  de transformation y ont jusque là fonctionné avant de tomber en panne pour la plupart.

De son côté, le secteur tertiaire supposé financer la croissance d’une économie n’est pas assez florissant dans le Noun.  Les Banques autrefois installées à Foumban et à Foumbot ont plié bagages (SCB, SGBC et BIAO). Le terrain est actuellement occupé par les Etablissements de Microfinance.

Du reste, le tourisme est encore peu développé dans la région quoique fondé sur des potentialités énormes. Cette activité est une importante alternative de développement économique dans le Noun.

EDUCATION

 

Conformément à la politique nationale en la matière, le système éducatif du Noun s’articule autour trois principaux  rouages que sont l’éducation de base, les enseignements secondaires et l’enseignement supérieur.

A travers les 9 arrondissements du Département, l’éducation de base qui se consacre à l’instruction des enfants depuis les classes de la maternelle jusqu’au Cours Moyen 2 a enregistré pendant l’année scolaire 2007/2008, un effectif global 135 298 élèves. Sur toute son étendue, le Noun abrite des écoles publiques et privés confessionnelles et laïques qui comportent 1 028 salles de classes à peine, bâtis en matériaux définitifs. Une large majorité de bâtiments scolaires restent érigés en matériaux provisoires.

Sur le plan de l’encadrement, l’on compte dans le département une salle de classe et un maître en moyenne pour 143 élèves (ratio fondé sur le nombre de salles de classes en matériaux définitifs et de maîtres fonctionnaires de l’Etat). Des nombreux enseignants recrutés sur le tas sont pris en charge par les communautés à travers les associations de parents d’élèves.

Dans le prolongement de l’éducation de base se situent les enseignements secondaires qui assurent la formation des apprenants dans les matières générales et techniques de la classe de Sixième ou de Première Année jusqu’en Terminale. Selon les statistiques officiels de l’année scolaire 2007 – 2008, le Noun compte 46 établissements d’enseignements secondaires dont 17 CES, 4 Lycées,  6 Lycées Bilingues,  3 CETIC, 2 Lycées Techniques et 14 Collèges Privés qui disposent globalement de 508 salles de classes .

Au seuil de l’année scolaire 2008/2009,  Un acte du premier Ministre a crée un CES bilingue à Ngounso’ dans l’arrondissement de Magba et un Collège d’Enseignement Technique à Bangourain. Par la même occasion, les CES de Baïgom et de Koundoumbain dans l’arrondissement de Foumbot ont été transformés en Lycées.

Les problèmes majeurs  qui affectent l’environnement de l’éducation de base et des enseignements secondaires dans le Noun se rapportent à l’insuffisance  des enseignants,  le déficit criard en infrastructures et les conflits fonciers sur les sites des établissements scolaires.

Sur son territoire, le département du Noun compte aussi des établissements de formation professionnelle post-primaire et autres. Des Sections Artisanes Rurales et des Sections Ménagères sont présentes ici et ailleurs. A Foumban plus particulièrement, l’on retrouve un Centre Multifonctionnel des Jeunes, un Centre d’Encadrement pour l’Insertion des Jeunes en Difficultés, un Centre de Promotion de la Femme et de la Famille,  une Ecole Normale des Instituteurs de l’Enseignement Général, un Centre de Formation des Assistants Médicaux, un Centre de Formation des agriculteurs  et un Centre de Formation Zootechnique et Vétérinaire.

Dans le domaine de l’enseignement supérieur, l’Etat a jusque là crée dans le Noun un établissent rattaché à l’Université de Dschang. Il s’agit de l’Institut des Beaux Arts de Foumban (IBAF) qui s’apprête à ouvrir ses portes à la faveur en Fevrier 2009, soit plus d’une décennie après son acte officiel de naissance. Jusqu’en 2008,  il n’existe pas d’établissement universitaire privé dans le Noun.

 

 

 

SANTE

Dans la politique publique de couverture sanitaire, le Département du Noun est divisé en  5 districts de santé :

-         Le district de santé de Foumban qui couvre les arrondissements de Foumban, Koutaba et Bangourain ;

-         Le district de santé de Foumbot qui couvre l’arrondissement de Foumbot ;

-         Le district de santé de Malantouen qui couvre les arrondissements de Malantouen et de Magba ;

-         Le district de santé de Kouoptamo qui couvre l’arrondissement de Kouoptamo;

-         Le district de santé de Massangam qui couvre l’arrondissement de Foumbot ;

Les districts de santé englobent et coordonnent les Hôpitaux Districts, les Centres Médicaux d’Arrondissements, les Hôpitaux et Centres de Santé publics et privés qui assurent la prise en charge des malades jusque dans les villages. Ces structures sanitaires connaissent des problèmes d’équipement et de rapprochement vis-à-vis de toutes les couches de populations.

 

En 2006, les statistiques officiels indiquaient que le Noun compte 10 hôpitaux Publics, 4 Hôpitaux Privés, 66 Centre de Santé Intégrés Publics, 37 Centres de Santé Intégrés Privés, 3 Médecins Spécialistes, 11 Médecins Généralistes et 191 personnels paramédicaux. Ils en résultent les ratios suivants calculés sur la base d’une population départementale évaluée à 600 000 âmes :

-         un médecin pour 54 545 habitants ;

-         Un infirmier pour 3 141 habitants ;

-         Un spécialiste pour 200 000 habitants ;

 

Au demeurant, le Département du Noun est bénéficiaire des différents programmes de santé publique mis en œuvre par le gouvernement dans les domaines de la vaccination et de la lutte contre le Sida, le Paludisme, l’Onchocercose etc.

RELIGION

L’Islam et le christianisme sont grandes religions modernes qui se partagent la vie spirituelle des populations du Noun. Toutefois, un fond de croyances traditionnelles persiste dans le département.

La communauté du Noun est composée de 90% de musulmans  et de 10% de chrétiens qui sont essentiellement de l’Eglise Evangélique du Cameroun et de l’Eglise Catholique Romaine.

Les hauts lieux de prière dans le département sont les mosquées, les temples et les chapelles qui ont pignon sur rue dans tous les arrondissements.

Sous l’encadrement du Sultan Roi des Bamoun qui est par ailleurs le Chef Spirituel de l’Islam dans le Noun (Amirou Mouminine), les croyances musulmanes et chrétiennes coexistent sereinement et réalisent sur place une admirable alchimie de paix.

Ainsi se décline le Noun, une terre d’accueil à l’hospitalité légendaire, une contrée dont l’identité peut se résumer dans ce triptyque : une histoire brillante, une nature avenante et une culture vivante.

 

Commentaires (8)
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Mise à jour le Dimanche, 18 Octobre 2009 18:55
 
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